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Danse : esthétique-critique-informations (1949)

"Modeste revue polycopiée" [1] dirigée par Pierre Lacaze, Danse parait de mars à novembre 1949 à Paris. Son premier but est de "servir la danse, tous ceux qui l’aiment et qui la pratiquent professionnellement" [2]. La publication couvre l’actualité de l’art chorégraphique, essentiellement à Paris, à travers des entretiens, des critiques de spectacles, de livres ou de films, des enquêtes ou encore des rubriques telles que "l’agenda du balletomane". Ce dernier suit, principalement, les programmations de l’Opéra de Paris, de l’Opéra Comique, du Théâtre de Chaillot, du Théâtre des Champs-Elysées, de la salle Pleyel, de la salle d’Iéna ou encore des Archives Internationales de la Danse. Reflet de l’actualité chorégraphique dans l’immédiate après-guerre, la revue est essentiellement centrée sur la danse classique, les grandes compagnies internationales, la danse folklorique avec, toutefois, quelques approches de la danse moderne notamment Katherine Dunham, Jacqueline Robinson ou encore de la danse libre avec Janine Solane. La revue témoigne, également, de l’émergence d’une presse spécialisée en danse dont le développement va s’accélérer dans les années 1950.
Le comité éditorial est composé de quatre figures notoires de la critique et de l’édition en danse de la fin des années 1940 : Pierre Tugal, Ferdinando Reyna, Edmond Linval et Dinah Maggie.

En savoir plus :
Biographie de Edmond Linval

Ecrivain et critique de danse, Pierre Tugal (1883-1964) est conservateur, bibliothécaire et archiviste des Archives internationales de la danse (AID) de 1931 à 1949. Sa biographie détaillée est consultable dans l’inventaire des Archives Pierre Tugal, présentes au Centre national de la danse.

De formation littéraire, Ferdinando Reyna (1899-1969) est journaliste, écrivain, historiographe de la danse italienne. Il est critique attaché à plusieurs revues et journaux français et collabore activement aux Archives internationales de la danse. Ferdinando Reyna publie plusieurs ouvrages sur l’histoire de la danse : Des origines du ballet, Paris, Edition Tallone, 1955 ; Histoire du ballet, Editions A. Somogy, 1964 (réédité en 1968 et 1981) ; Dictionnaire des ballets, Editions Larousse, 1967.

Après une formation universitaire en lettres et sciences, Dinah Maggie (1903-1989) travaille en tant qu’ingénieur chimiste à la faculté de médecine de Paris puis au ministère de l’industrie, tout en poursuivant ses activités chorégraphiques. Très active dans la Résistance, elle devient critique de danse au journal Combat puis, après la disparition de ce dernier, au Quotidien de Paris. Dans les années 1950, Dinah Maggie participe aux Archives Internationales de la Danse en tant que conférencière, activité qu’elle exerce également pour Danse et Culture avec Jean Dorcy. En 1954, elle fonde l’Association française de recherche et études chorégraphiques (AFREC) - Théâtre d’Essai de la danse qui a beaucoup oeuvré pour la promotion et la reconnaissance de la danse moderne en France. Elle participe, dès sa fondation par Théodore d’Erlanger, en 1955, à L’École Supérieure d’Études Chorégraphiques (ESEC) où elle est en charge des cours de danse moderne. En 1962, Dinah Maggie créée la Tribune des critiques de danse qui regroupe en autres Marcelle Michel, Edmond Linval, Michel Hoffmann, M.J. Béraud-Villars, Marie Brillant, Paul Bourcier, André-Philippe Hersin etc...En 1971, elle organise l’inauguration de l’Espace Cardin et continue son activité professionnelle jusqu’en 1982.

Chorégraphe et pédagogue, Edmond Linval (1912-2001) se forme, notamment, auprès de Paul Raymond, Nicolas Guerra, Blanche d’Alessandri, Olga Preobrajenska, Gustave Ricaud ou encore Alexandre Volinine. Dans les années 1930 et 1940, il fait partie de différentes compagnies de ballets russes, notamment à Monte-Carlo, où il travaille avec Michel Fokine et Bronislava Nijinska. Il danse également avec Kurt Jooss puis Marcel Bergé. Après la guerre, il prend part aux activités des Archives internationales de la danse et succède à Bairg Hastings pour l’organisation des conférences. Il participe aussi à l’enseignement à l’École Supérieure d’Études Chorégraphiques. En 1957, il est professeur à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris. En 1960, il fonde et dirige l’Ecole Française d’Art Chorégraphique. Par ailleurs, il milite au sein du Syndicat national des auteurs et compositeurs (SNAC) dans la section Chorégraphique. Enfin, il publie de nombreux ouvrages dont, en 1986, le Traité moderne de danse classique, éditions Chiron.

La collection est constituée des 6 numéros parus de mars à octobre-novembre 1949.

Numérisation 2018.

Sources : Jacqueline Robinson. L’aventure de la danse moderne. Paris, Editions Bougé, 1990 ;
Les Archives internationales de la danse, Pantin, Centre national de la danse, 2006 ;
Edmond Linval, Traité moderne de danse classique, Paris, Chiron, 1986
Nelly Johnson, La petite histoire de la danse, Imprimerie Jouve, 2005


[1Jacqueline Robinson. L’aventure de la danse moderne. Paris, Editions Bougé, 1990, p.187

[2Danse, mai 1949, n.3