1963-1973 : premières années en France

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Les années pop

Suite à l’obtention d’une bourse du gouvernement français, Graziella Martinez arrive à Paris en 1963 accompagnée d’Antonio Segui qui participe, de son côté, à la 3e Biennale de Paris [1]. Le couple fréquente les artistes de l’avant-garde parisienne du théâtre et de la peinture parmi lesquels figurent bon nombre de sud américains tels que l’écrivain, cinéaste et dessinateur Alejandro Jodorowsky, les metteurs en scène Jorge Lavelli ou Jérome Savary [2], l’auteur-dessinateur Copi ou encore le dramaturge et cinéaste espagnol Fernando Arrabal.

Imaginant un univers extravagant aux frontières du dadaisme et de la culture pop, Graziella Martinez s’inscrit dans le mouvement Underground et participe aux premiers happennigs qui ont lieu à Paris. On la retrouve ainsi, le 24 mai 1965, à l’American Center, dans une performance de Jodorowsky lors la deuxième édition du Festival de la Libre Expression, créée par Jean-Jacques Lebel [3] [4]. Avec la complicité du groupe Panique - elle y danse, comme l’écrit dans Libération le journaliste Philippe Azoury, dans “une pièce éphémère (…) où Jodorowsky, habillé d’un simple slip de cuir noir inspiré des shows de Vince Taylor dans les boîtes minables de Pigalle, égorgeait des poulets vivants sur une fille aux seins nus” [5].

En octobre de la même année, Graziella Martinez prend part à la 4ème Biennale de Paris dans le cadre de la programmation du Théâtre d’essai de la danse [6]. L’artiste se produit aux côtés de deux autres personnalités argentines : Arlet Bon et Paulina Oca. Toutes trois font sensation et Marcelle Michel, à l’époque, dans le journal le Monde, en parle en ces termes : "D’Amérique du Sud nous vint (...) trois chorégraphes argentines qui, chacune dans un genre différent, ont réussi à assimiler la technique de la danse moderne à leur folklore et à leur culture : Ariette Bon, en composant sur une " messe populaire " une suite de tableaux plus suggérés que dansés, s’inspirant de l’art graphique et pictural de son pays ; Paulina Oca, en cherchant des équivalences plastiques aux musiques de Debussy, Ravel, P. Schaeffer ou M. Philippot, et Graciela Martinez en exécutant des charges malicieuses sur des musiques cocasses, qui, plus au point, constitueraient un excellent spectacle" [7].

INSERER SCAN Performance à la Biennale des jeunes à Paris, octobre 1965
photos (planches contact et négatifs) - Michel Delluc

En juillet 1966, de retour en Argentine, Graziella Martinez est invitée par El Instituto Torcuato Di Tella où elle présente ¿Jugamos a la bañadera [8]. Conçu comme une suite de sketches, on y retrouve un certain nombre de ses chorégraphies déjà données à Paris en 1965 comme Giselle, Yo quiero ser presidente ou encore Napoleón o la campaña militar mais aussi des créations telles que Miss Paris 1966 - qui met en scène une ballerine avec des béquilles / CF VIDEOTHEQUE Miss Paris et le Majordome, extrait 1966 / Document issu du fonds Association Cinémathèque de la Danse - ou encore Sobre el ring, 007, Mr. London ou El Sr. X [9]. Pour ces pièces, Graziella Martinez réalise à la fois la chorégraphie mais aussi les décors, les costumes et le montage sonore [10]. On note aussi l’intervention de Copi dans les montages audiovisuels [11].

cf María Fernanda Pinta, "Espectáculos y medios audiovisuales en el Di Tella", Tesis de doctorado, Directora y Consejera de Estudios Dra. Beatriz A. Trastoy, Universidad de Buenos Aires. Facultad de Filosofía y Letras, 2010, p.368 :

¿Jugamos a la bañadera ?
Primera parte
Sobre el ring. Música : John Bany
007. Batería : Néstor Astarita
Mr. London
Yo quiero ser presidente. Música popular Chela Vargas. Estrenada con motivo de las elecciones presidenciales en los EE.UU.
Segunda parte
El Sr. X (en texto original es 6 y sucesivos)
Quiere bailar conmigo ? Canta : Lucien [sic] Boyer
Napoleón o la campaña militar. Música : Supé. Estrenada en la Bienal de París
1965
Tercera parte
Giselle. Música : Copelius
Miss París 1966. Canta : Mathe Altery 10-Jugamos a la bañadera ? Música popular

Coreografia, trajes, objetos y montaje sonoro : Graciela Martínez
Intermedios audiovisuales :
Diapositivas : León Soníno, Humberto Rivas, Roberto Alvarado
Historietas : Copi
Técnico de cabina : Francisco Cortese, Luis Natal Julio-Agosto de 1966

En MOIS ? = avant ou après juillet 1966 en argentine ??????? 1966, Graziella Martinez monte, avec Martine Barrat, qui n’est pas encore photographe mais fait partie de la troupe du Magic Circus, une courte pièce, Sainte Geneviève de la baignoire, sur un texte de Copi et une mise en scène de Jorge Lavelli. Créée, selon la critique Lise Brunel, dans " un ancien cabaret de lesbiens de la montagne Sainte Geneviève " [12], la pièce s’inspire du personnage de La Femme assise, série de dessins humoristiques de Copi qui parait dans le Nouvel Observateur depuis décembre 1964.

INSERER dessin femme assise ?

Comme il l’expliquera en 1983 à Michel Cressole dans un entretien, c’est par pure coïncidence que Copi va s’impliquer dans ce projet artistique : "[Martine Barrat] me téléphone un jour à l’Observateur où je dessinais, qu’elle veut faire la Dame assise, qu’elle a la robe, et qu’elle a déjà fait faire un costume de "poulet". Je vais au Centre Américain où elle travaille avec Graziella Martinez [13]. Je leur ai dit : "si vous voulez, j’écris un vrai sketch". Martine a téléphoné à Lavelli, qui devait mettre en scène, et à Arrabal qui devait jouer. On ne se connaissait pas. Ils sont venus. On s’est regardé : "Qu’est ce que c’est que ces folles ?" On s’est découvert Argentins. Je n’avais pas vu d’argentins depuis quatre ans. Arrabal avait trop peur de jouer dans la baignoire, le seul décor de Graziella Martinez, - l’équivalent de mon frigo -. J’ai dû le remplacer. C’était mon premier rôle. J’étais terrifié" [14]. Outre le Centre Américain [15], Sainte Geneviève de la baignoire est également joué au Théâtre du Bilboquet [16] et dans d’autres lieux insolites comme par exemple l’Usine SOMUA (Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie) à Saint-Ouen ?.

INSERER SCAN PHOTOS DELLUC : « Ste Geneviève dans la baignoire », performance à l’usine SOMUA, juin 1968

En octobre 1967, Graziella Martinez participe de nouveau à la Biennale de Paris pour sa 5e édition et présente une nouvelle création Sainte Geneviève dans le toboggan au Théâtre du Studio des Champs-Élysées [17]. Ce spectacle loufoque [18], ne passe pas inaperçu et va marquer les critiques. En décembre 1967, Jean-François Vallée écrit dans Rock & Folk : "Il y a quelques jours, on se battait presque entre gens "bien" pour avoir accès au spectacle "psychédélique" du Studio des Champs-Elysées : "Ste Geneviève sur le toboggan", très dada quant aux arguments, très avant-garde par la mise en scène : ballets des "epilectic flowers" en collant - scaphandres prolongés de mains ou d’antennes, projection d’arborescences mouvantes, d’explosions de couleurs acides, à base de sueur et de sang paraît-il, pendant que les "Soft Machine" grinçaient, modulaient, sifflaient, éclataient et martelaient un rythme d’hystérie". [19]. Quelques années plus tard, en 1972, la critique de danse Lise Brunel évoque aussi ses souvenirs de spectatrice : "On se souvient encore - écrit-elle - de cette folle "Sainte Geneviève" qui animait le studio des Champs-Elysées pour la Biennale de Paris en 67 ; on y voyait les danseurs évoluer sur la scène en présence du groupe pop "Soft Machine" devant des projections psychédéliques de Mark Boyle, on y voyait aussi une mariée à bicyclette et les très nouveaux sièges gonflables de Quassar..le spectacle se terminait par une pluie de fleurs..." [20].

En 1972, Graziella Martinez se produit au Festival d’automne dans le cadre d’une exposition du plasticien d’origine argentine Rodolfo Krasno (1926-1982) à la galerie Annick Le Moine. On y voit Graziella Martinez dans une mise en mouvement des "oeufs de néo-fossiles" du sculpteur sur une bande son composée par un autre argentin : Edgardo Canton (1934-....).

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Giselle et le monde des rêves

Au début des années 1970, Graziella Martinez crée une série de spectacles autour de la figure de Giselle : d’abord Giselle To Day, " dont la première a lieu dans la piscine (vidée) du Centre américain à Paris" en mai ?, juin selon dico de la danse 1971 [21], puis Giselle Tomorrow, créée en avril 1972 à Paris au théâtre de Plaisance [22]. Comme elle le racontera quelques années plus tard à Lise Brunel, avec cette série des Giselle, s’achève, pour la chorégraphe, une période très pop, incarnée notamment par les pièces Sainte Geneviève de la baignoire ou Sainte Geneviève dans le toboggan, et s’ouvre un nouveau cycle qui s’inspire davantage de ses rêves et de ses souvenirs d’enfance [23].

Giselle To Day

En réalité, la figure de Giselle est omniprésente dans l’oeuvre de Graziella Martinez depuis ses premiers récitals en Argentine. En effet, on y retrouvait déjà une pièce portant ce nom avec un personnage représenté à moitié en joueuse de rugby et à moitié en ballerine qui dansait en tutu sur la musique d’Adolphe Adam. D’autres chorégraphies de son premier répertoire comme La Mort du Cygne ou La danseuse Etoile évoquaient aussi la danse académique [24].

Toutefois, cette Giselle To Day est, comme l’écrit Lise Brunel en mai 1971, "en rupture complète avec le ballet, avec la culture chorégraphique, avec la technique classique ou moderne". [25]. Utilisant la musique expérimentale et pop du groupe Maajun et les lumières de Barved Zumizion, "Giselle to day - déclare Lise Brunel - se rattache plutôt à une fête psychédélique où foisonnent les trouvailles, les scènes grotesques ou cauchemardesques, les allusions à ce que notre société a de plus répressif " [26].

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3 pages - Cliquer pour consulter le tapuscrit

Les Chroniques de l’Art Vivant. - "Les Jeunes chorégraphes", mai 1971
Fonds Lise Brunel – Médiathèque du CN D

Après la piscine du Centre américain, le spectacle est donné également au Festival du Montparnasse en octobre 1971. Lise Brunel en parle de nouveau avec enthousiasme : “Fruit d’une nouvelle conception de la société, caricature du spectacle artistique, à contre courant de la culture, les aventures de cette Gisèle moderne sont celles d’une jeune fille contemporaine. "

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7 pages - Cliquer pour consulter le manuscrit

Les Saisons de la danse. - "Le Festival du Montparnasse", octobre 1971
Fonds Lise Brunel – Médiathèque du CN D

Giselle tomorow

Après Giselle To Day, Graziella Martinez poursuit sa recherche avec une nouvelle création, Giselle Tomorrow, au côté du danseur et comédien Jacob Le Levreur. Créée au théâtre de Plaisance à Paris en avril 1972, la pièce utilise des musiques du groupe Pink Floyd et de Soft Machine dans un décor réalisé par Jean-Marc Stehlé. Comme l’écrit Lise Brunel, "Giselle Tomorrow reprend le même thème [que Giselle To Day] en le poussant vers le fantastique et l’érotisme" [27] et "raconte la résurrection de Giselle" [28]. "Entre théâtre de l’étrange et théâtre de l’absurde", "opéra-bouffe", "théâtre total", la pièce est "plus près de l’esprit du Grand Magic Circus [29] que celui du Bolchoi" [30].

La journaliste, qui assiste à la création de Giselle Tomorrow au théâtre de Plaisance, est transportée par le spectacle et déclare : "dans ce monde de cauchemar, dans cet univers fantastique et naïf, Giselle est à la fois passé, présent et futur ; elle est universelle, actuelle et contestataire. elle attaque la société de consommation, la famille, le ballet et l’Opéra. (...) Elle est à elle seule un spectacle total, capable d’irriter, d’agresser ou d’amuser follement. Sa présence et sa personnalité ne peuvent pas laisser indifférent."

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2 pages - Cliquer pour consulter le tapuscrit

Les Saisons de la danse. - "Graziella Martinez, une autre Giselle", mai 1972
Fonds Lise Brunel – Médiathèque du CN D


OU A METTRE DANS "1973-1979 : Amsterdam et White dreams" ???
En février 1974, une seconde version de Giselle Tomorrow est donnée au théatre des deux portes dans le cadre d’Action Danse 74 dans un programme qui comprend aussi la pièce Floating bird [31].

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Cliquer pour consulter les photos
Graziella Martinez - "Giselle tomorrow" ; "Floating bird" - Théâtre des deux portes (Paris) - 6 février 1974
Fonds Gilles Hattenberger – Médiathèque du CN D
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Communiqué de presse - Action Danse 74 - Compagnie Graziella Martinez - - Théâtre des deux portes (Paris) - février 1974
Dossier documentaire Graziella Martinez - Médiathèque du CN D

Écouter enregistrement sonore : À bâtons rompus avec... Graziella Martinez, ca janvier 1980 (85’)
LIEN MED NUM / Archives sonores de Lise Brunel
Cet entretien entre Graziella Martinez et Lise Brunel est centré autour de la pièce Giselle Tomorrow.

En 1982, Giselle Tomorrow est donné à la Maison de la danse de Lyon puis au festival Montpellier danse.

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Programme Montpellier danse, juillet 1982
XXXX - Médiathèque du CN D



[2En 1971, Dans une émission de l’ORTF “ T comme théâtre” Jérome Savary explique le succès du théâtre argentin à Paris

[3Affiche du "2e Festival de la Libre Expression", organisé par Jean-Jacques Lebel, Paris, du 17 au 25 mai 1965

[4Jean-Jacques Lebel, Androula Michaël, Happenings de Jean-Jacques Lebel ou l’insoumission radicale, Hazan, Paris, 2009, p.142-171

[5Philippe Azoury, "Le Panique gagne La Rochelle" in Libération, 23 juin 2000

[6Fondé en 1954, par la journaliste Dinah Maggie, l’A.F.R.E.C (Association française de recherches et études chorégraphiques) - Théâtre d’essai de la danse, a , pendant des années, "joué le rôle de laboratoire et de vitrine pour des jeunes chorégraphes français et étrangers" selon Jacqueline Robinson : L’aventure de la danse moderne en France (1920-1970), Paris. Bougé. 1990. P.187

[7Marcelle Michel, "Recherches chorégraphiques à la Biennale de Paris" in Le Monde, 6 novembre 1965

[8Voir Vidéo réalisée en 1992 au Centro Cultural Ricardo Rojas (Université de Buenos Aires - Argentine) en 1992

[9María Fernanda Pinta, "Espectáculos y medios audiovisuales en el Di Tella", Tesis de doctorado, Directora y Consejera de Estudios Dra. Beatriz A. Trastoy, Universidad de Buenos Aires. Facultad de Filosofía y Letras, 2010, p.368

[10On peut y entendre aussi bien la batterie jouée en direct que des musiques du compositeur John Barry ou encore des chansons de Lucienne Boyer ou de Mathé Altéry

[11María Fernanda Pinta, "Pop ! La puesta en escena de nuestro "folklore urbano"" in Caiana : revista de Historia del Arte y Cultura Visual del Centro Argentino de Investigadores de Arte Centro Argentino de Investigadores de Arte, n.17, 2020

[12voir entretien avec Graziella Martinez, ca janvier 1980, (85’) - Fonds Lise Brunel - Médiathèque du Cnd

[13G. Martinez y assure des cours d’expression corporelle au Centre américain selon le communiqué de presse D’Action Danse 74, théâtre des deux portes, février 1974 - Dossier documentaire Graziella Martinez - Médiathèque du Cnd

[14Copi, Le Frigo : suivi d’un entretien avec Michel Cressole, Paris, Persona, 1983, p.XXXXX

[15voir entretien avec Graziella Martinez, ca janvier 1980, (85’) - Fonds Lise Brunel - Médiathèque du Cnd

[16Le théatre du Bilboquet était situé rue Saint-Benoît à Saint-Germain-des-Prés dans le 6e arrondissement de Paris selon Charles Joyon, "Du café au théâtre : Voyage avec les baladins des petites scènes", Paris, L’Harmattan, 2004

[18"Théâtre expérimental à la Biennale de Paris", Le Monde, 20 septembre 1967

[19Jean-François Vallée, "Les Soft Machine : délire ou futur ?" in Rock & Folk, n. 13, décembre 1967

[20Lise Brunel, "Un monde étrange : Susan Buirge et le DTE - Grazielle Martinez dans Giselle Tomorrow" in HAD-international, janvier 1972

[21Lise Brunel, Dictionnaire de la danse, Dir. Le Moal, Philippe, Paris, Larousse, 2008, p.399

[22Viendra plus tard, en 1983, Giselle after tomorrow crée au XXXXXXX

[23voir entretien avec Graziella Martinez, ca janvier 1980, (85’) - Fonds Lise Brunel - Médiathèque du Cnd

[24Programme du Théatre Récamier, Paris, mai 1965

[25Lise Brunel, "Les Jeunes chorégraphes" in Les Chroniques de l’Art Vivant, mai 1971 / ARTICLE_LB_118

[26Lise Brunel, "Les Jeunes chorégraphes" in Les Chroniques de l’Art Vivant, mai 1971

[27Lise Brunel, "Un monde étrange : Susan Buirge et le DTE - Grazielle Martinez dans Giselle Tomorrow" in HAD-international, janvier 1972

[28Lise Brunel, Dictionnaire de la danse, Dir. Le Moal, Philippe, Paris, Larousse, 2008, p.399

[30Lise Brunel, "Un monde étrange : Susan Buirge et le DTE - Grazielle Martinez dans Giselle Tomorrow" in HAD-international, janvier 1972

[31Cette créee en avril 1973 à Londres au Young Vic Studio selon le communiqué de presse D’Action Danse 74, Compagnie Graziella Martinez - - Théâtre des deux portes (Paris) - février 1974 - Dossier documentaire Graziella Martinez - Médiathèque du CN D