1973-1979 : Amsterdam et White dreams

Après ses premières années parisiennes, Graziella Martinez part s’installer en 1973 à Amsterdam et y fonde un collectif de travail : White dreams (qui sera aussi le titre d’une création). Composé de 5 interprètes, la compagnie fait ses débuts au Melkweg [1], ancien entrepôt situé dans le quartier de Leidseplein, où la compagnie est accueillie dans un vieux grenier [2]. Cette période est marquée notamment par les créations des pièces White dreams (1974), Magic doll (DATE ?) ou encore Silence (1977).

White dreams

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Depuis ses débuts, Graziella Martinez a dansé essentiellement en solo ou avec son partenaire Jacob Le Levreur, notamment dans la série des Giselle. A Amsterdam, tout en développant les mêmes thématiques liées aux rêves dans une ambiance rétro toujours pleine de fantaisie et d’humour, Graziella Martinez (...) "passe - comme l’écrit Marcelle Michel - de l’expérience individuelle à l’expérience collective" [3]. Ce changement dans la forme frappe également Olga Obry qui déclare dans le Nouvel Observateur : "c’est la première fois qu’il lui est donné de faire, si l’on peut dire, une chorégraphie "symphonique"" [4].

En 1974, la critique Lise Brunel se rend aux Pays-Bas et réalise un entretien avec l’artiste argentine et les danseurs du groupe dont notamment Jacob Le Levreur. Graziella Martinez évoque notamment sa façon de travailler et sa place par rapport au groupe : "Je suis une espèce de medium visitée par des fantômes qui me parlent et m’indiquent le chemin à suivre. Je communique avec eux. J’assimile la vision puis le groupe l’interprète ensuite pour White dreams." La conversation passe également en revue les éléments esthétiques qui composent l’univers artistique de Graziella Martinez, notamment Giselle et les figures mythiques du ballet (Nijinsky, le cygne..), les années 1930, l’influence du cinéma, la place des couleurs, les questions de l’élévation et de la mort.

INSERER ENR SONORE LBRU-0086_A + LBRU-0086_B : Entretien avec Graziella Martinez à Amsterdam sur sa pièce "White Dreams", [ca 1974]

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Manuscrit de l’entretien avec Graziella Martinez, Amsterdam, ca 1974
Fonds Lise Brunel – Médiathèque du CN D

Suite à cette rencontre, Lise Brunel publie un article dans Les Chroniques de l’Art Vivant en avril 1974.

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Les Chroniques de l’Art Vivant. - "Les fantômes de Giselle : une rencontre avec Graziella Martinez", avril 1974
Fonds Lise Brunel – Médiathèque du CN D

INSERER PARTIE ???? sur reprise Giselle tomorow Théâtre des deux portes (Paris) - 6 février 1974 OU A LAISSER DANS PARTIE PRECEDENTE ??

En 1974, White dreams est en tournée à travers l’Europe. En juin de cette même année, la compagnie est de passage à Paris et se produit notamment au Théâtre d’Orsay. Marcel Michel ne cache pas sa déception dans sa critique et déclare au sujet de la pièce : "C’est une débauche d’inventions, un feu d’artifice d’idées que Graziella ne se soucie guère d’exploiter ; elle en reste à l’écume : une suite de cartes postales et de numéros de cabaret qui, pour peu qu’ils se prolongent, engendrent un certain ennui, sans doute parce qu’il n’existe aucune chorégraphie pour nourrir et vivifier le spectacle. La danse est totalement absente de ces " Rêves blancs " et même l’esprit de la danse, qui pourrait y apporter une dimension poétique. [5]"

En août 1974, Graziella Martinez et White dreams participent au Tabarka jazz festival en Tunisie PAS DE PHOTO NUMERISEES MARION-VALENTINE [6] puis reviennent à Paris au Palace en mars 1975 [7].
INSERER PHOTO HATT 321

Silence

En 1977, Graziella Martinez revient à un travail plus solitaire pour créer Silence qui explore la notion de cercle [8]. Cette pièce est donnée à Paris au Théâtre du Ranelagh en novembre 1977.

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2 pages - Cliquer pour consulter le document

Notes sur Graziella Martinez (1977)
Fonds Gilberte cournand – Médiathèque du CN D

ARTICLE LB EN COURS DE NUMERISATION ARKHENUM
Canal. - "Silence. Sans commencement ni fin", 15 décembre 1977
Théâtre du Ranelagh (Paris)

ARTICLE LB A NUMERISER MAISON
Le Matin de Paris. - "Silence de Graziella Martinez au Centre Pablo Neruda de Corbeil : le monde visionnaire de Graziella Martinez", 15 janvier 1980
Centre d’action culturelle Pablo Neruda (Corbeil-Essonnes)



[1"ancienne laiterie transformée en salle de concerts pour group pop, théâtre, cinéma underground, restaurant macrobiotique, salon de thé et jardin d’enfants" selon le Dossier documentaire Graziella Martinez - Médiathèque du CN D

[2Alejandro Cruz, "La leyenda oculta de la vanguardia" in La Nacion, 12 avril 2015

[3Marcelle Michel, "Le monde fou de Graziella Martinez", Le Monde, 29 juin 1974

[4Olga Obry, "les rêves blancs de Graziella" in le Nouvel Observateur, 13 juillet 1974

[5Marcelle Michel, "Le monde fou de Graziella Martinez", Le Monde, 29 juin 1974

[6Voir Graziella Martinez - « White dreams » - Tabarka jazz festival (Tunisie)
- > (PAS DE PHOTO NUMERISEES MARION-VALENTINE)

[8Lise Brunel, Dictionnaire de la danse, Dir. Le Moal, Philippe, Paris, Larousse, 2008, p.399