1979-1987 : retour à Paris

Ophelia

En 1979, Graziella Martinez quitte Amsterdam et revient vivre à Paris. Poursuivant sa "plongée dans le monde du nonsense et de la folie douce" [1], l’artiste présente un nouveau spectacle intitulé Ophelia.
Précédemment créée en 1980 au Festival des Nations à Amsterdam et à Copenhague [2], la pièce est donnée au Théâtre Gérard Philippe, dans le cadre du Festival de Saint-Denis, en mai et juin 1981. Cette création s’inspire du drame d’Hamlet de William Shakespeare. Au côté de Marcia Moretto dans le rôle d’Hamlet, Graziella Martinez "incarne Ophélie - écrit Marcelle Michel - ou plutôt le rêve d’une Ophélie tenant le premier rôle face à un Hamlet-vampire. Un collage de musiques pop, de bandes de films, d’extraits symphoniques, sert de fond sonore à une suite de scènes funambulesques dansées, parlées, mimées" [3]. A SUPPR ? : Un peu plus loin dans l’article, la journaliste du Monde ne cache pas sa déception et regrette l’atmosphère des précédents spectacles. Elle déclare, en effet, : "Ophelia s’inscrit dans la continuité d’une démarche baroque qui possède sa logique interne. Les images toutefois sont moins riches que dans les précédentes créations. On retrouve des accessoires, des leitmotive, mais il manque les clichés surréalistes, les gags qui éclataient. Il y a aussi des longueurs dans la danse. On s’amuse, certes, mais on regrette le climat poétique d’antan" [4].

De son côté, Lise Brunel, qui assite aussi au spectacle BLABLABLA VOIR ARTICLE....XXXXXXXXXXXX.....
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Le Matin de Paris. - "Ophélia de Graziella Martinez au Festival de Saint-Denis : une fantaisie burlesque et parodique au Théâtre Gérard Philippe", 12 mai 1981

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Les Saisons de la danse. - "Ophélia de Graziella Martinez au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis", juin 1981

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Graziella Martinez - « Ophélia » - Théâtre Gérard Philipe (Saint-Denis) 7 mai 1981
GOUR 2127
GOUR 2128
Dossier documentaire : communiqué de presse, presse, photo
Négatifs photos : MARTG19810507A 7 mai 1981
Négatifs photos : MARTG19810507B 7 mai 1981

Graziella Martinez par Graziella Martinez

En décembre 1981, Graziella Martinez réalise, à l’Espace du Marais, un "Women-show avant-gardiste" qui porte son propre nom : Graziella Martinez par Graziella Martinez. "Fidèle à ses thèmes de la Mort et de la Renaissance, [l’artiste] nous plonge dès le départ dans l’émotion, la tragédie, le rire et le sublime avec un pas de deux non-conventionnel puisque son partenaire n’est rien d’autre qu’un landau d’où s’échappent les cris déchirants d’un enfant..." [5].

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GOUR 2334
Graziella Martinez ; « Graziella Martinez par Graziella Martinez » - Espace Marais (Paris) 22 décembre 1981
GOUR 2333 Dossier documentaire : courrier, documents de compagnie, photo

Parallèlement à ses propres créations chorégraphiques, Graziella Martinez reste proche du monde du théâtre. En 1982, elle participe, notamment, à un spectacle autour d’Erik Satie réalisé par le Grupo Acción Instrumental, compagnie de théâtre et d’opéra fondée en 1968 par ses compatriotes Jacobo Romano (1930-2018) et Jorge Zulueta (1934-....) [6]. Puis, en janvier-février 1983, Graziella Martinez collabore avec Viviane Théophilidès qui met en scène Ida de Gertude Stein au Théâtre de l’athénée [7].

Danseurs tous en Seine

En juin 1983, Graziella Martinez ouvre la parade de la première édition de l’itinéraire chorégraphique imaginé par Odile Azagury : Danseurs tous en Seine. Près de 300 danseurs, musiciens et plasticiens éparpillés le long des berges de la Seine composent un spectacle artistique inédit dont le public a pris place à bord d’un bateau-mouche [8].

VOIR ARTICLE LB ?
Le Matin de Paris. - "Danse, qui l’eût crû ? : Danseurs tous en scène d’Odile Azagury reporté au 24, 25 et 26 juin en raison d’une crue de la Seine", [ca 10] juin 1983

VOIR ARTICLE LB ?
Le Matin de Paris. - "Danseurs tous en scène : un voyage en bateau", 24 juin-26 juin 1983

VOIR DOSSIER LIEU Danseurs tous en Seine ?

VOIR LIVRE R 21 DAN Danseurs tous en Seine / Atelier Anna Weill . - Paris : Atelier Anna Weill , 1985

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Négatifs photos : AZAG19830624A
Négatifs photos : AZAG19830624B
24 juin 1983
on voit mal ???GM sur bateau ?

VOIR VIDEOTHEQUE Tous en Seine 1984 Document issu du fonds Four Solaire
http://videotheque.cnd.fr/intranet_...

Giselle after tomorow

En juin 1983, Graziella Martinez clot le cycle de ses spectacles autour de la figure de Giselle avec une nouvelle création présentée au Théâtre Déjazet à Paris : Giselle after tomorow . "Un personnage se réincarne et se multiplie dans un monde où espace et temps, vie et mort, rêve et cauchemar coexistent et s’identifient...Giselle raconte sa vie...son monde est peuplé de personnages, de fantômes, de situations qui n’appartiennent pas au domaine de la logique quotidienne... Les éléments de la scène accentuent l’atmosphère de rêve et de cauchemar : langage paradoxal... A la fin, le spectacle commence...Giselle vit...la mort "morte" n’est qu’une fête..." [9].
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17 mai 1983

RIEN DANS LB EN 1983

A la folie

En 1985, Graziella Martinez est en résidence au théâtre de Châtillon qui coproduit A la folie, son nouveau spectacle. Sur une composition musicale d’Hélène Sage, "ce bric-à-brac onirique" [10] met en scène l’artiste argentine accompagnée des deux danseuses Christiane Grün et Véronique Legoaziou.

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Le thème de la folie est récurrent dans l’œuvre de Graziella Martinez notamment dans l’évocation de personnages tels que Giselle ou Ophelia. Dès ses débuts, l’artiste revendique le délire comme un de ses traits caractéristiques comme elle le déclare en janvier 1968 dans un émission de télévision de l’ORTF : "Le délire - dit-elle - c’est s’éloigner de plus en plus de la réalité ou la mélanger de telle façon que personne ne puisse plus la reconnaitre. J’essaie chaque jour d’être le plus délirante possible, de plus en plus, de plus en plus.." [11].
Malgré son titre, ce nouveau spectacle A la folie veut, toutefois, rompre avec l’image de folle qui colle à la peau de Graziella Martinez. [12]. Lise Brunel souligne la volonté de l’artiste d’aller vers une danse plus épurée et déclare : "Limitant le théâtral au choix des costumes et à l’utilisation de quelques textes, [Graziella Martinez] opte pour une écriture purement chorégraphique, et base sa nouvelle "folie" sur l’ambiguité du titre" [13].

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Les Saisons de la danse. "Graziella Martinez à la folie", avril 1985

Striptiz

En décembre 1985, on retrouve Graziella Martinez, au côté notamment de Georges Appaix, Karine Saporta ou encore Lila Greene, dans un spectacle au Théâtre de la Bastille qui croise la danse - sous forme de strip-tease - et la mode. Conçu par Bertrand Merino sur une musique de Hector Zazou, le spectacle Striptiz, propose, en effet, à huit chorégraphes de "s’inspirer des créations de stylistes pour déshabiller huit danseurs ou danseuses" [14]. Dans Le Monde, Marcel Michel parle du spectacle en termes assez enthousiastes : "Après le défilé de mode inventé par Jean-Paul Gaultier et Régine Chopinot, voici le strip-tease : il fallait s’y attendre. Si le défilé constitue une promotion de la mode, le strip-tease joue sur le non-consommable. Il prend des allures d’anti-défilé dans le spectacle d’Hector Zazou à la Bastille. Striptiz enchaîne dix séquences à partir des costumes de stylistes (Chantal Thomass, Elisabeth de Senneville, Junko Shimada, Yohji Yamamoto), selon des thèmes plutôt drôles. Cela va du dépeçage de la femme serpent (chorégraphe Pierre Droulers) au déshabillage de chambrée (Dominique Boivin), ou à l’arrachage douloureux de bandes de sparadrap (un gag de Graziella Martinez)" [15] [16].

VOIR GOUR 4367 - feuille de salle, presse - Hector Zazou - « Striptiz » - Théâtre de la Bastille (Paris)
RIEN LB

la symphonie de la vie

En février 1987, la Maison de la Culture de Saint-Étienne passe commande, pour un même spectacle, à trois chorégraphes : Dominique Boivin, Philippe Priasso et Graziella Martinez. Cette dernière présente à cette occasion une nouvelle pièce : la symphonie de la vie aux côtés du danseur et comédien Caspar Hummel. Comme l’annonce la feuille de salle, "il est question [dans cette pièce] de la naissance, de la vie, de la mort, avec un oeil introspectif. Cette fois-ci, le scénario a lieu après la guerre, dans les années 40, et ce n’est pas un hasard s’il s’appelle "la symphonie de la vie". Il est inspiré de la rue, par un quartier, quelqu’un quelque part dans le monde" [17]. La pièce est reprise ensuite au Théâtre de la Bastille à Paris.

VOIR ARTICLE Patrick Bossatti, "Graziella Martinez, meutre dans un patio argentin", Pour la danse ?



[1Marcelle Michel, "Graziella Martinez à Saint-Denis Éloge de la folie" in Le Monde, 12 mai 1981

[2Plaquette de présentation de la compagnie Graziella Martinez (1983 ?) - Fonds Gilberte Cournand – Médiathèque du CN D

[3Marcelle Michel, "Graziella Martinez à Saint-Denis Éloge de la folie" in Le Monde, 12 mai 1981

[4Marcelle Michel, "Graziella Martinez à Saint-Denis Éloge de la folie" in Le Monde, 12 mai 1981

[5Plaquette de présentation de la compagnie Graziella Martinez (1983 ?) - Fonds Gilberte Cournand – Médiathèque du CN D

[6Chantal Aubry, "La plus grande Ida c’est Graziella" in Libération, 11 février 1983

[7Chantal Aubry, "La plus grande Ida c’est Graziella" in Libération, 11 février 1983

[9Communiqué de presse du théâtre Déjazet - juin 1983 - Fonds Gilberte Cournand – Médiathèque du Cnd

[10Marcel Michel, "Graziella Martinez au Café de la danse" in Le Monde, 2 décembre 1985

[11"L’avant-garde", Seize millions de jeunes, O.R.T.F, 38 min, 4 janvier 1968, Archives INA, 00’30 min

[12Elle déclare à Lise Brunel : "J’en avais assez d’être considérée comme une sorte de folle". Voir Lise Brunel, "Graziella Martinez : à la folie..." in les Saisons de la danse, avril 1985

[13Lise Brunel, "Graziella Martinez : à la folie..." in les Saisons de la danse, avril 1985

[14voir Striptiz - Fonds Lila Greene - Médiathèque du Cnd

[15Marcel Michel, ""Striptiz", effeuillage" in Le Monde, le 25 décembre 1985

[16Le DVD du spectalce est consultable à la Médiathèque du Cnd : Striptiz / réalisation : Bertrand Merino ; chorégraphie : Georges Appaix, Pierre Droulers, Lila Greene, Lulu, Graziella Martinez, Karine Saporta, Jean-Claude Wouters ; musique : Hector Zazou. Images de la culture, Paris, 1986

[17Document de présentation - 1987 - Fonds Gilberte Cournand – Médiathèque du Cnd