Le projet du BARC

Régine Chopinot prend la tête du Centre chorégraphique national de Poitou-Charente à La Rochelle en 1986. (Voir aussi l’inventaire du fonds d’archives)
Fin 1992, elle accueille le chorégraphe Richard Alston qui crée pour la compagnie Le Marteau sans maître et, par la même occasion, lui transmet une de ses anciennes pièces qui date de 1977, Rainbow Bandit. Cette invitation préfigure la mutation que la chorégraphe est en train d’opérer au sein de sa compagnie.

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Document de présentation de la création du "Marteau sans maître" de Richard Alston

“En invitant Richard Alston à créer une pièce pour la compagnie Chopinot, j’ai voulu que le premier pas de ma compagnie en direction d’un ballet contemporain de création et de répertoire reflète mon désir d’exigence et de qualité” affirme-t-elle dans le document de présentation de la création de la pièce. Elle décide en effet, à la suite de ce spectacle, de renommer le Centre chorégraphique national qu’elle dirige depuis 1986, “Ballet Atlantique-Régine Chopinot” (BARC).

Les documents de communication de ce nouveau ballet portent désormais cette mention “ballet national contemporain de création et de répertoire”.

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Carte postale de communication du BARC (1993)

Derrière ce changement de nom, s’opère en fait une mutation structurelle menée de concert avec l’administrateur de la compagnie Michel Sala qui devient co-directeur de la compagnie en 1993. En effet, Régine Chopinot a jusque-là fait appel à des danseurs intermittents selon les besoins des créations. Elle souhaite dès lors constituer une troupe de danseurs salariés, permettant des temps de création plus longs afin d’approfondir le travail qualitatif qu’elle mène depuis la création de Saint Georges. C’est aussi une façon d’affirmer que l’on peut constituer un répertoire dans le champ de la danse contemporaine, à l’instar du ballet classique [1].