Focus Giselle

Matière à retravailler issue du livre  ?

De fait, dans la scène de la folie de Giselle, la folie ne fonctionne pas seulement comme la représentation d’une maladie mais aussi comme l’expérience d’une expressivité poussée à ses limites, où l’interprète «  signe  » tout particulièrement son interprétation en rejouant toutes les contradictions qui traversent sa condition.

La tradition portée par Chauviré envisage cette passion amoureuse de l’acte I sous le signe d’une jouissance sans objet, propre à la vocation religieuse et au sacrifice de soi telle qu’elle s’exprime dans l’acte II. Violette Verdy s’inscrivait, quant à elle, dans une autre tradition d’interprétation du rôle fondée sur la motivation essentiellement amoureuse du personnage possédé par cet amour et témoigne à ce sujet de ce «  moment de vérité  » qu’est cette scène pour une interprète  : «  Vous ne pouvez plus imiter les exemples  » précédents comme «  si l’on se glissait dans la peau d’un autre. Vous devez revenir au pourquoi comme au comment. […] Le contenu ne peut être imité, il doit être compris. […] Le danseur doit toujours en revenir à lui-même et au processus de découverte de soi-même.  »

Se rejouent ainsi deux registres, deux traditions différentes  : l’une dans la droite ligne de sa première interprète (Carlotta Grisi) de la danseuse nonne, «  danseuse chrétienne  » comme aimait la définir Gautier, prise d’une possession mystique, l’autre dans la continuité de la «  danseuse païenne  », Fanny Elssler, en lien avec les représentations de l’hystérie qui se développeront surtout dans la seconde moitié du xixe siècle.

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(autre ressource vidéo éventuelle - à confirmer)
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> Version de 2005 remontée par Yvette Chauviré

Fin acte I ->première partie de la scène de la folie (elle s’effondre par terre à la fin de cet extrait, mais j’ai regardé la captation intégrale et la scène continue un peu après. Cela étant, cet extrait permet quand même d’illustrer le propos, d’autant plus que Françoise Legrée a notamment appris la scène de la folie avec Yvette Chauviré il me semble ?).