Introduction

Qu’est-ce qu’un «  répertoire  » en danse  ? Le terme semble renvoyer à un ensemble d’œuvres fixes et déterminées dans lequel il suffirait de puiser pour pouvoir les danser. Or les ballets n’ont cessé d’être transformés, oubliés, repris au fil des siècles. Dès le XVIIe siècle, chaque reprise autorise une certaine liberté. Une même chorégraphie peut donner lieu à différentes versions, suivant celui qui la reprend. On voit se multiplier les noms d’auteurs, signe d’un feuilletage parfois complexe entre divers chorégraphes et danseurs.

La structure même du ballet autorise sa transmission à travers ce que l’on nomme la «  variation  ». Féminine ou masculine, celle-ci s’intègre dans le pas de deux, entre l’adage et la coda ; elle est au cœur du travail du chorégraphe, de l’interprète et du plaisir du spectateur. Le travail du chorégraphe se juge à la qualité de sa variation et ce qui la différencie des autres. Il en est de même pour les solistes des rôles titres qui vont construire un point de vue sur elle.