« Politiquement correct » ? L’épineuse question de l’engagement en danse.

Toujours à l’œuvre dans le champ chorégraphique contemporain, la question de l’engagement social et politique de la danse s’est posée, avec insistance, tout au long du XXe siècle. L’art chorégraphique doit-il se déployer en marge des réalités sociales et politiques conjoncturelles de son époque... ou au contraire, s’y impliquer pour tenter de les transformer ? En écho aux événements traumatiques ayant jalonné le XXe siècle (guerres mondiales, crise de 1929, bombe atomique...), nombre de danseurs ont fait le choix d’user de leur médium artistique comme d’une "arme" - de résistance, de critique, de provocation, de transgression... - , en tout cas comme moyen d’action et d’expression d’une prise de position sociale et politique.
Dans cette dernière conférence, sont évoquées quelques figures de cet engagement contestataire de la danse - des années 1920 aux années 1960, en Allemagne, aux États-Unis, au Japon... Avec une attention particulière à la manière dont la prise de position militante de ces artistes ne s’est pas seulement jouée à travers des thématiques renvoyant à un contexte, mais s’est incarnée par des choix gestuels et d’états de corps à chaque fois spécifiques.