Une Journée avec Lucinda Childs

La génération de chorégraphes qui a inventé la danse postmoderne à New York à partir des années 1960 organise depuis une dizaine d’années la transmission de son œuvre. Ce mouvement, dans lequel s’inscrit la donation des archives de Lucinda Childs au CN D, interroge les danseurs, les historiens et les archivistes sur les enjeux patrimoniaux et artistiques de ce geste. Cette journée d’étude autour de et avec Lucinda Childs rassemble des historiens et des commissaires d’exposition pour mettre en perspective cinquante ans de création chorégraphique.

  • « Dance après Dance » par Corinne Rondeau


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    « Dance après Dance » par Corinne Rondeau


    La version de Dance, conçue pour le Ballet de l’Opéra de Lyon en 2016, avec un nouveau film élaboré sur le modèle original de Sol LeWitt en 1979, est-elle un geste iconoclaste de la chorégraphe ou la conséquence d’un effet spatio-temporel du rapport film / chorégraphie ?

    Corinne Rondeau est maître de conférences Esthétique et Sciences de l’art à l’université de Nîmes et critique d’art et de cinéma sur France Culture. Elle est auteur de monographies sur la chorégraphe Lucinda Childs (Lucinda Childs,Temps / Danse, Éditions du Centre national de la danse, 2013) ; le plasticien David Claerbout (David Claerbout, L’œil infini, Éditions Nicolas Chaudun, 2013) ; l’essayiste et romancière Susan Sontag (Qui a peur de Susan Sontag ? Éditions de L’éclat, 2014).

  • « Loft avec vue : Street Dance, 1964 » par Julie Perrin


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    « Loft avec vue : Street Dance, 1964 » par Julie Perrin


    La reconstruction de Street Dance (en 2013 à l’université des Arts de Philadelphie puis en 2016 au CN D à Pantin) invite à relire et interroger les quelques documents laissés par cette danse de six minutes. Plusieurs fils alors s’entrecroisent : les constructions imaginaires forgées à partir de l’archive, les déconvenues du chercheur et la réflexion sur la chorégraphie située que Lucinda Childs suscite. En effet, Street Dance opérait en 1964 une percée dans
    l’espace urbain new-yorkais.

    Julie Perrin est enseignante-chercheuse au département danse de l’université Paris 8 Saint-Denis et membre junior de l’IUF (2016). Elle fait partie du bureau de l’association des Chercheurs en danse (2014-2018) et du comité scientifique éditorial de la revue Recherches en danse (2012-2015). Ses recherches concernent la relation esthétique et les conduites de l’attention. Elles portent sur la danse contemporaine à partir de 1950 aux États-Unis et en France, en particulier sur la spatialité et la chorégraphie située. Elle est l’auteur de Figures de l’attention. Cinq essais sur la spatialité en danse (Les Presses du réel, 2012). Elle développe actuellement une recherche intitulée Danse et paysage.

  • « Filmer la danse : cartographies ornementales » par Teresa Castro


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    « Filmer la danse : cartographies ornementales » par Teresa Castro


    Filmer la danse et les numéros musicaux, c’est parfois se lancer dans une véritable cartographie des mouvements et des gestes aboutissant à la transformation des corps – et des images – en des ornements. Calico Mingling (Babette Mangolte, 1973) sera le point de départ d’une exploration à rebours de cette question, dans un exercice d’archéologie visuelle volontairement hétérogène.

    Teresa Castro est maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Ancienne chercheuse post-doctorante au musée du Quai Branly et au Max Planck Institute for the
    History of Science de Berlin, elle a été commissaire associée pour la section film de l’exposition Vues d’en haut (Centre Pompidou Metz, 2013).
    Une partie de ses recherches porte sur les rapports entre cinéma et cartographie : à ce propos, elle a notamment publié La Pensée cartographique des images. Cinéma et culture visuelle (2011). Ses recherches actuelles concernent la dimension animiste du cinéma.

  • « Judson Dance Theater’s Media » par Carrie Lambert-Beatty (version française)


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    « Judson Dance Theater’s Media » par Carrie Lambert-Beatty (version française)


    En étude des médias, la remédiation fait référence aux caractéristiques d’un médium qui apparaissent dans un autre ; souvent, paradoxalement, dans le but d’obtenir un effet d’immédiateté. Cela se produisait dans les chorégraphies du Judson Theater sur un mode littéral (comme l’utilisation faite par Lucinda Childs de voix enregistrées), mais aussi au niveau de l’inconscient des médias. Les chorégraphies de Childs ou d’autres au Judson Dance Theater peuvent nous aider à comprendre l’innovation esthétique au sein de l’économie de l’attention des années 60 ; une réponse avant-gardiste à la transformation opérée par les médias de masse sur la vie quotidienne.

    Carrie Lambert-Beatty enseigne l’histoire de l’art à l’université de Harvard. Ses recherches portent sur l’art des années 1960 à nos jours avec un intérêt particulier pour la performance au sens large du terme.
    Elle est éditrice de la revue October depuis 2001 et publie dans Artforum, Art Journal et Signs. Dans Beeing Watched : Yvonne Rainer and the 1960’s (MIT Press, 2008), elle aborde le travail de la chorégraphe postmoderne et du Judson Dance Theater au regard de l’essor des médias dans la culture américaine des années 1960. Beeing Watched a reçu le Torre
    Prize de la recherche en danse. Elle prépare actuellement un ouvrage aux Presses universitaires de Chicago sur les conséquences esthétiques et éthiques de la déception.

  • « Judson Dance Theater’s Media » par Carrie Lambert-Beatty (version anglaise)


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    « Judson Dance Theater’s Media » par Carrie Lambert-Beatty (version anglaise)


    En étude des médias, la remédiation fait référence aux caractéristiques d’un médium qui apparaissent dans un autre ; souvent, paradoxalement, dans le but d’obtenir un effet d’immédiateté. Cela se produisait dans les chorégraphies du Judson Theater sur un mode littéral (comme l’utilisation faite par Lucinda Childs de voix enregistrées), mais aussi au niveau de l’inconscient des médias. Les chorégraphies de Childs ou d’autres au Judson Dance Theater peuvent nous aider à comprendre l’innovation esthétique au sein de l’économie de l’attention des années 60 ; une réponse avant-gardiste à la transformation opérée par les médias de masse sur la vie quotidienne.

    Carrie Lambert-Beatty enseigne l’histoire de l’art à l’université de Harvard. Ses recherches portent sur l’art des années 1960 à nos jours avec un intérêt particulier pour la performance au sens large du terme.
    Elle est éditrice de la revue October depuis 2001 et publie dans Artforum, Art Journal et Signs. Dans Beeing Watched : Yvonne Rainer and the 1960’s (MIT Press, 2008), elle aborde le travail de la chorégraphe postmoderne et du Judson Dance Theater au regard de l’essor des médias dans la culture américaine des années 1960. Beeing Watched a reçu le Torre
    Prize de la recherche en danse. Elle prépare actuellement un ouvrage aux Presses universitaires de Chicago sur les conséquences esthétiques et éthiques de la déception.

  • « Géométries variables : Lucinda Childs, Sol LeWitt et la musique sérielle » par Béatrice Gross


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    « Géométries variables : Lucinda Childs, Sol LeWitt et la musique sérielle » par Béatrice Gross


    Avec comme point de départ la collaboration historique de Lucinda Childs, Philip Glass et Sol LeWitt autour du chef-d’œuvre Dance de 1979 ; il sera question ici, dans une brève étude croisée, de sérialité, d’interprétation, et de systèmes de notation, ainsi que du rapport particulièrement fertile que le corpus de l’artiste conceptuel américain entretient avec les musiques minimales et contrapuntiques.
    Béatrice Gross est commissaire d’exposition et critique d’art indépendante vivant à New York. Elle a organisé de nombreuses expositions en Europe et à New York, dont plusieurs sont consacrées à l’art minimal et conceptuel. Spécialiste de l’artiste américain Sol LeWitt, elle a assuré la direction de la monographie de référence publiée par les Éditions du Centre Pompidou-Metz (2012-13), et dirigé de 2013 à 2015 le Sol LeWitt Wall Drawings Catalogue Raisonné (Artifex Press, New York). Actuellement, Béatrice Gross est également conseillère éditoriale et curatoriale de Mémoire Universelle (Bruxelles), un projet pluridisciplinaire d’encyclopédie thématique expérimentale et subjective.

  • Rencontre entre Lucinda Childs et Lou Forster (Version française)


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    Rencontre entre Lucinda Childs et Lou Forster (Version française)


    Le travail chorégraphique de Lucinda Childs ne s’est pas arrêté en 1979. Les années 1980 et 1990 sont marquées par la création de spectacles de grandes am- pleurs en collaboration avec des artistes (Robert Wilson, Robert Mapplethorpe, Tadashi Kawamata, notamment) et des compositeurs (Frank Zappa, Iannis Xenakis, Eric Cornwell, notamment).
    La chorégraphe découvre également l’opéra et collabore avec des ballets prestigieux lui permettant d’expérimenter de nouveaux langages chorégraphiques et scéniques. Lou Forster et Lucinda Childs reviendront sur cette part moins connue de l’œuvre de la chorégraphe.

    Lou Forster est commissaire d’exposition et critique d’art indépendant. Il a fondé en collaboration avec Lénio Kaklea, abd une plateforme qui développe depuis 2009 des projets chorégraphiques et curatoriaux se positionnant à l’intersection entre danse, recherche et théorie critique. Il a codirigé la revue d’art contemporain Art21 de 2011 à 2013 et a organisé l’exposition Lucinda Childs, Nothing Personal (1963-1989) au Centre national de la danse et à la Galerie Thaddaeus Ropac.

  • Rencontre entre Lucinda Childs et Lou Forster (Version anglaise)


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    Rencontre entre Lucinda Childs et Lou Forster (Version anglaise)


    Le travail chorégraphique de Lucinda Childs ne s’est pas arrêté en 1979. Les années 1980 et 1990 sont marquées par la création de spectacles de grandes am- pleurs en collaboration avec des artistes (Robert Wilson, Robert Mapplethorpe, Tadashi Kawamata, notamment) et des compositeurs (Frank Zappa, Iannis Xenakis, Eric Cornwell, notamment).
    La chorégraphe découvre également l’opéra et collabore avec des ballets prestigieux lui permettant d’expérimenter de nouveaux langages chorégraphiques et scéniques. Lou Forster et Lucinda Childs reviendront sur cette part moins connue de l’œuvre de la chorégraphe.

    Lou Forster est commissaire d’exposition et critique d’art indépendant. Il a fondé en collaboration avec Lénio Kaklea, abd une plateforme qui développe depuis 2009 des projets chorégraphiques et curatoriaux se positionnant à l’intersection entre danse, recherche et théorie critique. Il a codirigé la revue d’art contemporain Art21 de 2011 à 2013 et a organisé l’exposition Lucinda Childs, Nothing Personal (1963-1989) au Centre national de la danse et à la Galerie Thaddaeus Ropac.