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    La réinvention d’un ballet

    En 2006, à l’occasion des Grandes Journées Mozart (18 novembre-14 décembre), le Centre de Musique Baroque de Versailles propose à Marie-Geneviève Massé, qui dirige la compagnie de danse l’Eventail, de recréer Les Petits Riens, chorégraphie de Jean George Noverre sur une musique de Wolfgang Amadeus Mozart représentée pour la première fois le 11 juin 1778 à l’Académie Royale de Musique. Pour Marie-Geneviève Massé, ce projet s’inscrit dans la continuité de son travail autour du ballet Don Juan qu’elle avait remonté cinq ans plus tôt d’après le synopsis de Gasparo Angiolini, rival de Noverre.

    Les Petits Riens, nouvelle version, sont créés le 18 novembre 2006 à l’Opéra Royal de Versailles en compagnie de Don Juan ou le Festin de Pierre avec l’orchestre Les Folies Françoises dirigé par Patrick Cohen Akenine.

    Voici comment la chorégraphe présente son projet, regroupant les deux oeuvres, dans sa note d’intention datée du 18 juillet 2006 :

    "Gageure, curiosité, goût du risque, esprit de découverte, chorégraphier ces ballets aujourd’hui relève un peu de tout cela.
 C’est aussi mettre en regard deux œuvres composées par de grands personnages de l’histoire de l’art : Mozart et Gluck, Noverre et Angiolini (les chorégraphes).
    Si ces oeuvres s’opposent par leur caractère radicalement différent - l’une reste légère et libertine, l’autre devient sombre et tragique - , nous avons l’audace de les marier pour ces raisons mêmes : goût ô combien baroque, pour le contraste et la complémentarité. Elles représentent aussi deux étapes majeures de l’histoire de la danse. Vers 1750 le ballet cherche son autonomie. Tout d’abord avec les symphonies chorégraphiques de Rebel (les Elemens), puis à travers le ballet d’action et enfin le ballet pantomime, il devient désormais possible de raconter une histoire uniquement par le mouvement de la danse et du geste avec le seul concours de la musique. La voie fût ouverte vers le ballet romantique.
    Les Petits Riens furent créés à l’Opéra à Paris le 11 juin 1778. La musique et les trois thèmes qui composent ce ballet respirent la légèreté et l’esprit libertin qui règnent en cette période pré révolutionnaire. Oublieux du climat préoccupant, Noverre et Mozart nous parlent d’amour avec humour et un rien de provocation libertine. Nous retiendrons donc ces caractéristiques sur lesquelles reposent ce divertissement dansé par les plus grands solistes de cette fin de siècle (Vestris le Jeune, la Guimard, d’Auberval, Melle Allard).
    Don Juan est le premier ballet d’action ou ballet dramatique, il fût créé au Burgtheater de Vienne le 17 octobre 1761. Le chorégraphe Angiolini, maître de ballet à la cour de Vienne et rival de Noverre, en rédigea le synopsis en français. La chaconne finale est le bijou de cette partition de Gluck très descriptive et grâce à laquelle la musique devient un élément important du ballet et non un simple fond sonore d’accompagnement.
    Très peu de documents sur les Petits Riens et aucune trace des chorégraphies ni de l’un ni de l’autre des ballets ne sont parvenus jusqu’à nous. Nous les re-créons ici pour vous les présenter avec humilité dans un esprit sinon d’authenticité du moins de respect. Respect du sens et de la dynamique, utilisation du vocabulaire chorégraphique du 18ème siècle basé sur une relation rythmique musique/danse propre à ce style.
    Par goût de l’harmonie et pour faire revivre les extraordinaires moyens scéniques de l’Opéra Gabriel de Versailles, un décor est re-créé spécialement pour ces « Petits Riens ». Décors de toiles peintes, de châssis, utilisation des trappes et d’un vol … de l’Amour…"

    Ainsi, soucieuse de restituer le peu d’informations connues du ballet original et d’offrir une pièce complète en s’appuyant sur sa connaissance du vocabulaire et de la grammaire de la danse de cette époque, Marie-Geneviève Massé imagine une version personnelle des Petits Riens, dans un décor complètement réinventé par le Centre de Musique Baroque de Versailles. A partir des informations succinctes fournies par les documents d’époque, la chorégraphe compose une partition très détaillée de sa pièce (voir les notes de chorégraphies présentées ci-contre) d’après son propre synopsis ainsi rédigé :

    "Nous avons tenu à conserver les rares informations que nous avons sur les Petits Riens, c’est à dire les titres des scènes tels qu’ils ont été déterminés par leurs créateurs : l’Amour en cage, Colin-maillard, l’Espièglerie ou le Travesti. Que ce soit pour ces Petits Riens ou pour Don Juan, traité sur différents tons, l’éternel sujet de l’Amour reste central.
    A partir de là nous articulons l’ensemble du spectacle autour d’allégories de l’Amour : l’Amour Fou, l’Amour Frileux, l’Amour Tragique, l’Amour Malade, le Grand Amour, l’Amour Vagabond, L’Amour Aveugle envahissent la salle de tous côtés.
    Après avoir été capturés dans le temple de l’Amour, trois d’entre eux deviennent les maîtres d’œuvre des actes qui vont se dérouler devant nos yeux :
    pour l’acte du Colin-maillard L’Amour Aveugle bande les yeux de ses victimes,
    pour celui de l’Espièglerie, l’Amour Fou travestit des amoureux et les manipule comme des pantins,
    et enfin l’Amour Tragique annonce l’histoire de Don Juan.

    Acte 1 : l’Amour en cage

    Au milieu d’une verdure, un petit temple de l’Amour dans lequel se tient Vénus.
    Ses enfants turbulents la rejoignent et la saluent chacun à leur manière : l’Amour Fou, l’Amour Tragique, l’Amour Malade, l’Amour Vagabond, l’Amour Frileux, le Grand Amour. A l’arrivée d’une jeune fille et d’un homme de la ville, amoureux, ils se cachent. Ne supportant pas le bonheur des amoureux, L’Amour Tragique se découvre, provoque un drame dont le couple est sauvé par le Grand Amour. Voulant se protéger, le couple enferme dans le temple les Amours qui n’ont pas réussi à s’échapper.

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    L’Amour Tragique chassé par le Grand Amour
    © Mats Bächer (théâtre du château de Drottningholm, Suède, 2011)
     

    Acte 2 : Colin-maillard

    Sous les yeux du couple, entrent un aveugle, puis une petite troupe de bergers et gens de la ville. Trop tard, les uns et les autres se rendent compte qu’il s’agit d’un Amour Aveugle qui leur bande les yeux. S’apercevant finalement de la supercherie, ils le mettent lui aussi dans le petit temple avec ses frères, puis se sauvent laissant derrière eux deux personnes assommées par un colin-maillard agité !

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    L’amour aveugle attrapé par le couple de citadins
    © Mats Bächer (théâtre du château de Drottningholm, Suède, 2011)
     

    Acte 3 : l’Espièglerie ou le Travesti
    Profitant du calme relatif, l’amour Fou s’échappe du temple pour échanger les habits de l’homme et de la femme assommés.

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    L’Amour Fou et l’Amour Tragique échangent les vêtements du couple
    © Pierre Grobois (Opéra royal de Versailles, 2010)
     

    Ainsi travestis ils deviennent les pantins de l’Amour Fou. Celui-ci va opérer sa magie sur deux autres femmes qui vont tomber amoureuses de la femme travestie en homme. Ravi de sa farce, l’Amour Fou la conclut en faisant danser le travesti : il révèle sa vraie nature en découvrant son sein.

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    La femme travestie découvre son sein
    © Pierre Grobois (Opéra royal de Versailles, 2010)
     

    Bernées et honteuses, les femmes s’en vont tandis que, amusés, les hommes quittent aussi le plateau avec la femme dé-travestie…
    Final :
    Tous les Amours reviennent se réjouir autour de leur mère Vénus.

    Dans le spectacle, les costumes sont signés par Olivier Bériot et les décors par Antoine Fontaine. Ce dernier s’est inspiré des esquisses de Pierre-Adrien Pâris (1745-1819), architecte et « Dessinateur de la Chambre et du Cabinet du Roi » au département des Menus Plaisirs, conçues pour les décors de la comédie L’Amant Sylphe (1783) et conservées à la Bibliothèque de Besançon. Comme l’explique le dossier de présentation du spectacle, ces esquisses ont été choisies car "elles convenaient parfaitement à l’esprit d’un décor de jardin à la française vieillissant. Ces décors rendaient ainsi en quelque sorte hommage aux jardins de Versailles qui n’étaient plus entretenus à l’avènement de Louis XVI. Ces esquisses ont été exécutées, interprétées comme une partition dans laquelle il a fallu retrouver les techniques et l’art de la scénographie du XVIIIe siècle."

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    Galerie des costumes
    © Olivier Bériot

    La galerie présente, dans l’ordre, les costumes de :
    Vénus
    le citadin et la citadine
    l’Amour tragique
    le grand Amour
    le berger et la bergère
    l’Amour aveugle
    l’Amour fou
    la travestie

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    Maquette des décors des Petits Riens
    © Antoine Fontaine
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    Maquette des décors des Petits Riens
    © Antoine Fontaine
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    Maquette des décors des Petits Riens
    © Antoine Fontaine

    Le ballet sera repris en novembre et décembre 2010, avec l’orchestre Les Siècles dirigé par François Xavier Roth à l’Opéra Royal de Versailles et à l’Opéra de Massy. Les Petits Riens de Marie-Geneviève Massé seront également représentés au théâtre du château de Drottningholm en Suède en août 2011, avec l’orchestre du théâtre de Drottningholm, sous la direction de Mark Tatlow.

    En savoir plus :
    Dossier de présentation du spectacle (PDF - 38 ko)

    Les Petits Riens de Jean Georges Noverre (1778)

    Ballet-pantomime en 1 acte et 3 tableaux, Les Petits Riens sont créés le 11 juin 1778 [1] à l’Académie Royale de Musique sur une musique de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et une chorégraphie de Jean George Noverre (1727-1810).

    Historique et contexte de la création

    Danseur, chorégraphe, maître de ballet et théoricien, Noverre joue un rôle déterminant dans l’histoire du ballet moderne. A la suite de Louis de Cahusac, Noverre estime que le ballet doit s’affranchir de l’art lyrique pour devenir un art autonome. Il développe le ballet pantomime, forme qui « vise à émouvoir le spectateur par l’introduction d’une pantomime expressive » [2]. Il expose sa théorie sur « la danse en action » dans ses Lettres sur la danse et sur les ballets publiées simultanément à Lyon et à Stuttgart en 1760.

    Les Lettres sur la Danse
    Profondément influencé par la pensée des Lumières, l’ouvrage de Noverre compte parmi les textes majeurs de l’histoire de la danse. Noverre s’inspire notamment de son expérience du théâtre de foire où il fit ses débuts comme danseur en 1743 puis de celle de maitre de ballet à l’Opéra Comique (1754-1755). Son séjour à Londres auprès de l’acteur, dramaturge et directeur de théâtre David Garrick (1717-1779) sera également une étape décisive dans l’élaboration de sa réflexion. S’inscrivant dans le sillage de la pantomime antique, Noverre prône le retour à un jeu qui fait place à l’expression des sentiments et des passions. Il prône le rejet de l’usage des masques et des costumes portés traditionnellement par les danseurs de l’époque [3]. Les Lettres sur la Danse rencontrent un très vif succès. Elles sont rapidement traduites et rééditées de son vivant à Saint Petersbourg en 1803-1804 (Lettres sur la danse, sur les ballets et sur les arts) et à Paris et La Haye en 1807 (Lettres sur les arts imitateurs en général et sur la danse en particulier).
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    Portraits de Noverre
    © Médiathèque du Cnd - Fonds Gilberte Cournand
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    Formé par Louis Dupré (1697-1774) à Paris, Noverre séjourne dans de nombreuses villes de France et d’Europe. Au cours de sa carrière, il crée quelques 150 ballets et divertissements d’opéra dont les thèmes puisent dans les registres de la mythologie, de la pastorale ou encore de la tragédie [4].
    Noverre connaît ses plus grands succès à Stuttgart (1760-1766) et Vienne ( 1767-1774). C’est notamment dans cette dernière ville qu’il compose ses œuvres majeures : Psyché et l’Amour, Médée et Jason, Orphée et Eurydice, Adèle de Ponthieu, Agamemnon vengé, Apelles et Campaspe et les Horaces et les Curiaces.

    En 1776, alors au sommet de sa gloire, Noverre est appelé à Paris par Marie-Antoinette, devenue reine de France deux ans auparavant. Il devient alors maître de ballet de l’Académie royale de musique, autrement dit l’Opéra de Paris.
    Cette nomination intervient dans un contexte tendu : outre les difficultés financières de l’Opéra, Noverre est confronté à l’hostilité des danseurs en particulier celle de Maximilien Gardel et Jean Dauberval qui, tous deux, pouvaient prétendre au poste de maître de ballet. Pendant les cinq années passées à Paris, Noverre monte sept ballets-pantomimes qui sont, pour l’essentiel, des reprises [5].
    C’est le cas des Petits Riens donnés pour la première fois le 11 juin 1778 à la suite de l’opéra de Niccolo Piccini Le Finte Gemelle. Pour cette oeuvre, Noverre a retravaillé la trame d’une de ses pièces créée à Vienne en 1768 sur une musique de Franz Aspelmayer (1728-1786) : Die Bagatellen (Les Bagatelles) qui prennent alors le nom des Petits Riens [6]. Fruit de son unique collaboration avec Mozart, Les Petits Riens est la seule pièce de ce compositeur complètement dévolue au ballet.
    Le ballet Les Petits Riens, créé dans le style anacréontique, est une suite d’intrigues traitant des jeux et plaisanteries de Cupidon. Le caractère bucolique et libertin du ballet est alors très en vogue en cette fin du XVIIIe siècle. Suivant les principes du ballet pantomime, Les Petits Riens rassemble les grands danseurs de l’époque : Marie Allard, Melle Asselin, Marie-Madeleine Guimard, Jean Dauberval, Auguste Vestris.

    Sources et argument du ballet

    Nous ne disposons que de très peu de sources concernant cette pièce : le livret de Noverre a disparu ainsi que le manuscrit de Mozart. La musique a été oubliée pendant 100 ans. Ce n’est qu’en 1872 qu’une copie de la partition est redécouverte par Victor Wilder à la Bibliothèque de l’Opéra [7].

    Seules subsistent quelques maquettes de costumes [8] et une maigre description de l’action scénique parue dans le journal de Paris du 12 juin 1778.

    Cette dernière a été transcrite textuellement par Victor Wilder dans le journal le Ménestrel du 26 janvier 1873 [9] :

    « On donna après cette pièce (après les Finte gemelle), la première représentation des Petits Riens, ballet-pantomime de la composition de M. Noverre... Il est composé de trois scènes épisodiques et presque détachées l’une de l’autre. La première est purement anacréontique : c’est l’Amour pris au filet et mis en cage ; la composition en est très-agréable. La demoiselle Guimard et le sieur Vestris le jeune y déployent toutes les grâces dont le sujet est susceptible. La seconde est le jeu de Colin Maillard ; le sieur d’Auberval, dont le talent est si agréable au public, y joue le rôle principal. La troisième est une espièglerie de l’Amour, qui présente à deux bergères une autre bergère déguisée en berger. La demoiselle Asselin fait le rôle du berger, et les demoiselles Guimard et Allard ceux des bergères. Les deux bergères deviennent amoureuses du berger supposé, qui, pour les détromper, finit par leur découvrir son sein. Cette scène est très-piquante par l’intelligence et les grâces de ces trois célèbres danseuses. Nous devons remarquer qu’au moment où la demoiselle Asselin désabuse les deux bergères, plusieurs voix crièrent bis. Les figures variées par lesquelles ce ballet est terminé furent très-applaudies. »

    Réception du ballet

    A ses débuts, l’opéra des Finte Gemelle, accompagné des Petits Riens, ne rencontre pas l’enthousiasme du public comme en témoigne cet épigramme satirique à l’attention d’Anne-Pierre-Jacques Devisme du Valgay (1745-1819), alors directeur de l’Académie royale de musique :

    « Avec son opéra bouffon,
    L’ami Devismes nous morfond.
    Si c’est ainsi qu’il se propose
    D’amuser les Parisiens,
    Mieux vaudrait rester porte close
    Que de donner si peu de chose
    Accompagné de petits riens. » [10]

    En effet, ce qui fait l’événement en ce 11 juin 1778, n’est pas le ballet de Noverre et Mozart mais bien la représentation, pour la première fois sur la scène de l’Académie royale, d’un opéra italien : Le Finte Gemelle, opéra bouffe de Piccinni.

    Toutefois, malgré cet accueil mitigé, le ballet est, par la suite, un véritable triomphe. Mozart écrit dans une lettre adressée à son père le 9 juillet 1778 : « ce ballet a été donné quatre fois avec les plus grands applaudissements. » Le journal le Mercure de France de juin 1778 fait les éloges du ballet : « On a donné le 11 juin le ballet des Petits riens, de M. Noverre, dont on connaît le talent pour la composition de ces ballets-pantomimes, dans lesquels il met tant de grâce et d’esprit, et qui sont si supérieurement exécutés. Ce nouveau ballet a beaucoup réussi. » [11]
    De son côté, le Baron Friedrich Melchior Grimm, célèbre chroniqueur de l’époque et protecteur de Mozart, note dans sa Correspondance littéraire, philosophique et critique du 15 juin 1778 : « La représentation des Finte Gemelle a été suivie d’un nouveau ballet-pantomime de la composition du sieur Noverre, Les Petits Riens. Ce sont des scènes épisodiques qui n’ont presque aucune liaison entre elles, mais qui présente une suite de tableaux que la muse d’Anacréon, que le pinceau des Boucher et des Watteau ne désavoueraient pas. ».

    Malgré ce succès, le ballet n’est représenté que sept fois à l’Opéra. Selon le site www.chronopera.fr, Les Petits Riens sont donnés le 11 juin 1778, le 20 juin 1778, le 25 juin 1778 et le 02 juillet 1778 avec le Finte Gemelle. Le 05 juillet 1778 et le 07 juillet 1778, le ballet est donné avec la Serva Padrona de Pergolèse et l’Acte 4 (La Terre) des Eléments. Enfin, Les Petits Riens accompagnent Il Curioso Indiscreto le 13 août 1778. Parti pour Londres en 1781, Noverre reprend Les Petits Riens le 11 décembre au King’s Theatre de Haymarket. Il confie alors la musique à François-Hippolyte Barthélémon (1741-1808), compositeur attaché au King’s Theatre, qui a vraisemblablement retravaillé la partition de Mozart. Le ballet sombre alors dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte au début du XXe siècle.

    [2Marie-Françoise Bouchon. Dictionnaire de la danse, Dir. Le Moal, Philippe, Paris, Larousse, 2008, p.323

    [3« Briser des masques hideux, brûler des perruques ridicules, supprimer des paniers incommodes, bannir les hanches, plus incommodes encore ; exiger de l’action et du mouvement dans les scènes, de l’âme et de l’expression dans la danse… » (Jean George Noverre, « Préface », Lettres sur les arts imitateurs en général et sur la danse en particulier, t. I, Chez Léopold Collin, 1807, p. IV).

    [4Pour une liste détaillée des ballets de Noverre, voir Maurice Cheruzel. Jean-Georges Noverre, levain de la danse moderne, M. Chéruzel, Saint-Germain-en-Laye, 1992, p.107-232

    [5cf Noverre Maitre de ballets à l’Académie Royale de Musique (1776-1781) in Musicorum n.10, Jean-George Noverre (1727-1810) un artiste européen au siècle des Lumières, Tours, Université François Rabelais, 2011 p.85-95.

    [6Alfred Sandt, Le séjour de Noverre à Vienne in Les Archives internationales de la danse n.1, 15 janvier 1933 p.17-19

    [7Victor Wilder, Mozart à Paris en 1778 : une partition inédite in le Ménestrel 38e année n.52 du 24 novembre 1872, pp.417-419

    [8pour les maquettes des costumes voir Flavia Pappacena. Le langage de la danse classique : guide à l’interprétation des sources iconographiques, [S. l.], Gremese, 2012, p.111-112

    [9Victor Wilder, Les Petits Riens, ballet inédit de Mozart in Le Ménestrel 39ème année n.9 du 26 janvier 1873 : - 1778 » pp.65-67

    [10Victor Wilder, Les Petits Riens, ballet inédit de Mozart in Le Ménestrel 39ème année n.9 du 26 janvier 1873 : - 1778 » pp.66 et cité dans Alexandre Dratwicki, Benoit Dratwicki. Grandes journées Mozart : 1778, le voyage à Paris, Versailles, CMBV, 2006, p.106 : « manuscrit daté « Paris le 28 juin 1778 », Bibliothèque historique de la ville de Paris, Ms 631, p.107

    [11cité dans Alexandre Dratwicki, Benoit Dratwicki. Grandes journées Mozart : 1778, le voyage à Paris, Versailles, CMBV, 2006, p.104

    A propos d’autres versions du ballet

    Malgré son succès lors de sa création, le ballet Les Petits Riens tombe ensuite dans l’oubli jusqu’à la redécouverte de la partition de Mozart en 1872 dans les archives de l’Opéra. Dès lors, cette dernière inspirera plusieurs chorégraphes, au XXème comme au début du XXIème siècle - outre Marie-Geneviève Massé - tels Frederick Ashton (1904-1988) et Ninette de Valois (1898-2001) au Royaume-Uni, Rudolf Laban (1879-1958) et Aurelio Milloss (1906-1988) en Allemagne, ou bien encore Lycette Darsonval (1912-1996) et Thierry Malandain (1959) en France.

    Royaume-Uni

    En 1927, Frederick Ashton propose sa version des Petits Riens. Fortement impressionné par la performance de la chanteuse lyrique Yvonne Printemps dans la comédie musicale Mozart [1] de Sacha Guitry et Reynaldo Hahn qu’il avait vue en 1926 au Gaiety Theatre à Londres, F. Ashton compose, en effet, dès l’année suivante, une Suite de danses sur la musique des Petits Riens. Interprété par Marie Rambert et Frederick Ashton, le ballet est créé lors du festival annuel organisé par l’Imperial Society of Teachers of Dancing (ISTD) le 23 juillet au New Scala Theatre [2]. Selon la critique et historienne de la danse Mary Clarke, F. Ashton « cherchait à exprimer la gaieté, l’intelligence et la tendre grâce de la musique de Mozart bien plus que l’élégance guindée du 18ème siècle » [3].

    Une partie de la pièce, La Gavotte sentimentale, est reprise le 12 décembre 1927 au Coliseum Theatre dans une nouvelle production par la compagnie Nemtchinova-Dolin. Ce divertissement est également dansé par Marie Rambert et Frederick Ashton.

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    Dancing times, décembre 1928
     

    Le 9 mars de l’année suivante, une version plus longue du ballet est donnée par les élèves de Marie Rambert au Arts Theatre club sous le titre Nymphs and Shepherds. Le passepied est dansé par Pearl Argyle et William Chappell. L’entrée de Cupidon est interprétée par Andrée Howard et Harold Turner. Enfin, la courante rassemble Pearl Argyle, Andrée Howard, Harold Turner et William Chappell. Ce dernier est aussi l’auteur des décors et costumes. Le lendemain, la pièce est reprise au studio de Marie Rambert à Ladbroke Road accompagné d’extraits de son ballet The Fairy Queen.

    La dernière reprise connue de Nymphs and Shepherd a lieu au Lyric Theatre, Hammersmith le 25 février 1930. Encore une fois, les élèves de l’école en sont les interprètes ainsi que M. Rambert et F. Ashton dans La Gavotte sentimentale [4]. Le spectacle est un immense succès. La critique du Times du lendemain rapporte que la représentation « n’est pas… une démonstration d’élèves mais la 1ère production d’une compagnie dirigée par Rambert et Ashton » [5]. Le journal Dancing Times loue, de son côté, le travail effectué au sein de l’école de M. Rambert qui « semble capable de produire des danseurs accomplis qui sont aussi des artistes dans le vrai sens du terme ».

    Le ballet des Petits Riens a également inspiré une autre chorégraphe anglaise : Ninette de Valois. Créée sur la scène de l’Old Vic Theatre le 13 décembre 1928, la pièce est suivie de l’opéra de Englebert Humperdinck Hansel et Gretel. Le ballet est interprété par les élèves de l’école fondée deux ans plus tôt par Ninette de Valois : l’Academy of Choreographic Art. Aux côtés de la chorégraphe elle-même dans le rôle de Rosalind, on retrouve notamment Stanley Judson (Corydon), Ursula Moreton (Clymene) et Heddley Briggs (Tircis) dans les rôles principaux. Ninette de Valois fait appel au compositeur Constant Lambert pour les arrangements musicaux. Les décors, qui s’inspirent des peintures de Watteau, et les costumes sont signés respectivement par Doria Paston et Owen Smyth, le décorateur attaché au théâtre. Le ballet, qui est bien accueilli par le public, est repris au Festival Theatre de Cambridge le 20 mai 1929 et au Lyric Hammersmith à Londres le 28 mars 1930. Cette dernière représentation fera l’objet d’une critique dans le numéro de mai 1930 du Dancing Times (voir article reproduit ci-dessous) qui dira du spectacle : "Composé sur une musique très connue de Mozart, ce ballet a somme toute un argument assez insignifiant. Il met en scène des séries de "petits riens désinvoltes" présentés de manière charmante et bien dansés."

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    Dancing times, mai 1930, p.117-118
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    Après Ninette de Valois, on comptera encore David Bintley (1957) parmi les chorégraphes anglais inspirés par Les Petits Riens. Ce dernier propose aux élèves de la Royal Ballet School un remontage du ballet qui est donné lors de la Covent Garden annual matinée le 20 juillet 1991. Monica Zamora et Jonathan Howells y tiennent les rôles principaux [6].

    Allemagne

    En 1924, Rudolf Laban propose sa version du ballet des Petits Riens. C’est la seconde fois que Laban utilise un livret de Noverre. En effet, le 24 juin 1924 à Sagebiel près de Hambourg, il reprend Agamemnon vengé pour créer La Mort d’Agamemnon, "pièce "en quatre mouvements" avec les solistes de la Kammertanzbühne et le Bewegungschor de Hambourg (80 personnes) sur un accompagnement de percussions." [7]. A l’automne, il créé une nouvelle chorégraphie d’après Noverre sur la musique des Petits Riens pour le Bewegungschöre de Gera, une formation pour jeunes travailleurs fondée par Martin Gleisner (1897-19 ??) au sein de la Volkshochschule [8] de la ville. C’est donc dans ce contexte de fort développement de la danse chorale qui marque les années 1920 en Europe et particulièrement en Allemagne que Rudolf Laban crée sa version des Petits Riens [9]. La direction musicale est assurée par Josef Zosel tandis que les décors et costumes sont signés par Hans Blanke. La pièce est accompagnée au piano par Heinz Fritsche. Quant aux rôles principaux, ils sont assurés par Hilde Naumann (Rosaura) et Luci Wientz (Arlequin) - qui forment le couple d’amoureux -, Else Fritsch (Lauinia), Pantalon, le fiancé de Rosaura (Martin Gleisner), Johanna Hemman (Lucrecia) et Cläre Zipfel (Dottore) - ces derniers jouent les parents de Rosaura. Le synopsis détaillé du ballet est présenté dans les notes de mise en scène qui suivent :

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    Synopsis détaillé du ballet, 14 p.
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    Martin Gleisner, qui danse dans le ballet et en signe également la mise en scène, déclarera à son propos : "Les Petits Riens est une œuvre courte, joyeuse et ironique dans la chorégraphie de Rudolf von Laban conçue pour un petit ensemble, d’après la transmission du Grand Opéra de Paris. Noverre a d’abord entièrement composé cette pièce sans musique et s’est trouvé dans l’heureuse situation d’avoir comme accompagnement une composition de Mozart et une de Gluck. Nous avons choisi l’accompagnement de Mozart."

    Note d’intention écrite par Rudolf von Laban et Martin Gleisner :

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     Note de Rudolf von Laban et Martin Gleisner, 2 p.
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    La relecture par Rudolf Laban d’oeuvres classiques traitées avec des "moyens modernes" [10] est, en effet, l’occasion pour le chorégraphe de s’interroger sur les liens entre "la musique de ballet et la nouvelle danse". C’est l’objet de l’article qu’il rédige en 1928 pour la revue Neue Musik Zeitung présenté ci-après. Dans ce texte, Laban analyse notamment l’usage de la musique dans le ballet Don Juan qui a eu, tout au long de ses nombreuses reprises, différentes musiques d’accompagnement dont une composition de Gluck. Rudolf Laban déclare : "Le monde des danseurs d’alors était particulièrement habile à conserver et à transmettre les enchainements de mouvements et ainsi la composition de danse a pu se maintenir toujours et partout à l’identique même dans les détails de sa forme. Un cas semblable (à Don Juan par exemple) d’un ballet dont la musique a été composée plusieurs fois d’après la danse est le ballet de Noverre Les Petits Riens qui a bénéficié entre autres d’une composition de Mozart."

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    Musik Zeitung vol.49 n.7, 1928, p. 214-215
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    Quelques années après Rudolf Laban, c’est au tour d’Aurelio Milloss de livrer sa version du ballet de Noverre et Mozart. La première est donnée le 6 janvier 1933 au Stadttheater à Augsburg. Les danseurs principaux sont Peter Roleff (le vieux comte), Magda Karder (sa fille) et Paul Böhm (un berger). S’attachant à n’employer que les parties musicales exclusivement écrites par Mozart, Milloss n’utilise l’argument de Noverre que partiellement en reprenant uniquement le thème « des jeux de Cupidon ». Limitant ainsi le sujet, la version d’Ausburg ne satisfait pas entièrement le chorégraphe.

    Le 27 octobre 1935, une autre représentation des Petits Riens est donnée à l’Operhaus de Dusseldorf avec Fritz von Kaiserfeld (le vieux comte), M. Hensel (sa belle fille), Marcel Fenchel (un berger), M. Thowart (une bergère) et S. Feige (Cupidon). « Primo ballerino » et chorégraphe à l’Opéra de Rome de 1938 à 1945, Milloss reprend la pièce au Teatro Quirino à Rome le 20 novembre 1945 [11], avec Mariantonietta Pontani (Amour), Ugo dell’Ara (le chasseur), Alberto Felici (le vieux galant), Lucia Galletti (La Coquette), Olga Amati (la bergère) et Ennio Sammartino (le jardinier). Milloss développe ici sa version de 1933, tant sur le plan dramaturgique que musical. Sur une scénographie de Dario Secchi toute en couleurs pastel, le chorégraphe complète les treize morceaux et l’ouverture de Mozart contenus dans la partition originale d’Eulenburg par le Divertimento n.17 en ré majeur. Cet arrangement musical ne convainc pas toute la critique.
    C’est dans la même mise en scène que Milloss remonte les Petits Riens le 29 janvier 1970 au Teatro Comunale de Bologne.

    France

    En France, il faut attendre le XXème siècle pour voir Les Petits Riens de nouveau présents au répertoire. En 1912, c’est la chorégraphe Mariquita (1830-1922) qui reprend le ballet à l’Opéra Comique où elle exerce les fonctions de maitre de ballet depuis 1898 et ce jusqu’en 1920. Durant cette période, elle signe la chorégraphie d’une trentaine de pièces chorégraphiques et de nombreux divertissements d’opéra. La première du ballet des Petits Riens a lieu le 20 avril 1912 "avec Melles Rianza, Kerf, Negri, Dugué, Gootz et M. Quinault" [12]. Les journaux de l’époque comme le Gaulois [13] font des critiques élogieuses de cette reprise. La chronique du Monde artistique du 27 avril 1912 qualifie, quant à lui, le ballet "d’un des plus harmonieux spectacles que nous ait donné cette merveilleuse artiste" [14].

    Après l’avoir présenté une première fois lors du programme "Trois siècles de danse à l’Opéra de Paris" en juillet 1941 au grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris, Lycette Darsonval redonne "une reconstitution chorégraphique" du ballet des Petits Riens dans le cadre d’un spectacle intitulé "La cour de Louis XIV ou la naissance de la danse classique" et présenté à la salle Pleyel le 12 février 1955. Le spectacle est sous-titré "La Guimard et Vestris", ces deux rôles étant respectivement interprétés par Lycette Darsonval et Robert Poujol.

    Un extrait du ballet avec Lycette Darsonval et Serge Peretti est consultable dans le documentaire de Dominique Delouche :

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    Programme "La danse de Louis XIV à Serge Lifar", 12 février 1955, p. 1-4
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    Enfin, Thierry Malandain présente lui aussi sa version des Petits Riens sur la musique de Mozart avec sa compagnie, le Ballet Biarritz. Jorge Gallardo en conçoit le décor et les costumes et Jean-Claude Asquié, les lumières. Le ballet, créé à Irun le 25 octobre 2005, met en scène 16 danseurs qui - au gré de courtes scènes - évoquent légèrement les délices de l’amour. La scénographie minimaliste et les costumes dépouillés (de simples maillots verts hormis la dernière scène qui voit apparaître des costumes évoquant le XVIIIème siècle) ne renvoient pas à une narration propre au ballet d’action ni au faste baroque mais privilégient une certaine abstraction de l’écriture. "Le but n’est pas ici", nous dit le chorégraphe dans sa note d’intention, "de reconstituer le ballet, mais plutôt de s’amuser d’une danse à l’autre, en profitant justement de la diversité des sources, autant que des incertitudes, pour, à travers un jeu de théâtre dans le théâtre proposer une sorte de work in progress de l’ouvrage."
    Dans sa critique de mai 2006, Philippe Verrièle nous décrit ce procédé du ballet dans le ballet : "Un prologue sur un montage de bruits et d’accords d’orchestre montre les danseurs répétant les difficultés techniques dans une suite d’allusions dansées. Dès que la musique est lancée, par un effet de retournement, les danseurs nous font face, la représentation se donne. Mais le traitement, plus qu’elliptique et passablement ironique, du synopsis du ballet original, lequel était déjà une pochade qui ne croyait guère en l’importance de son thème anacréontique, tend à valoriser l’abstraction de l’écriture. Jusqu’à ce retournement final où l’on retrouve le dos des décors du fond, pour assister depuis la scène au salut, en costumes d’époque, des danseurs des Petits Riens. Ballet d’un ballet pour évoquer le ballet dans le ballet, le jeu à multiple fonds de Malandain souligne ainsi que le jeu de scène et la question de la danse d’action comme moyen expressif relèvent de l’anecdote." [15]
    Il est à noter que Thierry Malandain avait précédemment créé sa version du ballet Don Juan sur la musique originale de Gluck et, qu’à l’instar de Marie-Geneviève Massé, il a présenté à plusieurs reprises ces deux ballets dans le même programme.

    Extrait de la version de Thierry Malandain :

    [1Sacha Guitry et Yvonne Printemps dans Mozart : [photographie de presse] / Agence Meurisse

    [2Lors de cette performance, deux autres courtes pièces chorégraphiées par Marie Rambert et dansées par Frederick Ashton et Eleonora Marra sont présentées : un pas de deux sur une musique de Fritz Kreisler et Argentine dance sur une musique d’Artello.

    [3Mary Clarke, Dancers of Mercury : the story of Ballet Rambert, Londres, A. and C. Black, 1962, p.55

    [4Le programme du spectacle comprend également Leda and the Swan, Mars and Venus, Tragedy of fashion et The Fairy Queen ainsi que deux nouveaux ballets Lady’s Juggler de Susan Salaman et Capriol Suite chorégraphié par F. Ashton.

    [5Article cité par David Vaughan dans Frederick Ashton and his ballets, Londres, Dance Books, 1999, p.35

    [6Cf Dancing times, September 1991 p.1107

    [7Marie Françoise Bouchon, Dictionnaire de la danse, dir. Le Moal, Philippe, Paris, Larousse, 2008, p.471

    [8La Volkshochschule est, en Allemagne, un institut de formation continue pour adultes.

    [9Selon John Hodgson et Valerie Preston-Dunlop dans leur ouvrage Introduction à l’œuvre de Rudolf Laban, durant l’été 1924 "des chœurs de mouvements sont établis dans les villes suivantes : Francfort, Stuttgart, Berne, Budapest, Berlin, Vienne, Lubeck, Zurich, Bâle et Hambourg"

    [10Laure Guilbert, Danser avec le IIIe Reich, Bruxelles, André Versaille, 2011, p.84

    [11Ce spectacle est donné dans le cadre du festival International de musique conçu par le compositeur et critique Mario Labroca et organisé par la Regia Accademia di Santa Cecilia et la R.A.I.

    [15Article de Webthea, mai 2006, cité dans le document de présentation de la pièce par la compagnie.

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Les Petits riens de M.-G. Massé - Compagnie de danse L’Éventail. Opéra Royal de Versailles, générale du 28 novembre 2010. 35 min.

Notes chorégraphiques de Marie-Geneviève Massé
Tableau 1 : l’Amour en cage
Tableau 2 : Colin-maillard
Tableau 3 : l’Espièglerie ou le Travesti
Documents de travail
Indications des phrases musicales

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Déroulement de la pièce

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Distribution

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La musique de Mozart : analyse par Frédéric Ligier