Le butô est une recherche chorégraphique développée dans la seconde moitié du XXe siècle par Tatsumi Hijikata, chorégraphe japonais né en 1928. Installé à Tokyo à partir de 1952, T. Hijikata commence à travailler avec un petit groupe d’artistes, souvent issus des arts plastiques. En 1954, il rencontre le danseur Kazuo Ohno et leur travail chorégraphique commun donne naissance à plusieurs oeuvres caractéristiques et fondatrices du butô. Les deux hommes s’influencent l’un l’autre et sont ainsi considérés, tous deux, comme les fondateurs du butô. Kazuo Ohno précise ainsi ce mélange d’influence et d’admiration qui les unissait : « Bien que plus jeune que moi, Hijikata était mon maître, mais lui considérait que j’étais le sien. »
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Autour du Butô
Articles
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Butô
21 décembre 2011, par abdel -
Ikeda, Carlotta
21 décembre 2011, par abdelCarlotta Ikeda s’initie à la danse classique avant de suivre de 1960 à 1964 une formation en danse moderne, marquée par l’héritage de Mary Wigman et Martha Graham. C’est en référence à la danse classique et à la ballerine Carlotta Grisi, que Carlotta Ikeda choisira son pseudonyme, « pour marquer l’irréductible opposition entre le ballet et le butô ».
Lorsque Carlotta Ikeda voit danser pour la première fois Tatsumi Hijikata, le fondateur du butô, elle décide d’orienter sa danse et sa carrière dans une nouvelle direction : « J’étais à l’université de Tokyo, j’avais appris la danse, travaillé la technique classique, qui reste la base pour connaître son corps, mais je me trouvais devant un mur. En voyant Hijikata dans les années 1970, j’ai su que j’avais la solution pour traverser le mur. » -
Uesugi, Mitsuyo
21 décembre 2011, par abdelDans sa jeunesse, Mitsuyo Uesugi étudie la danse classique à Tokyo. Dès 1967, elle danse avec la Momoko Tani Ballet Company. En 1969, elle participe à une comédie musicale et crée ses premiers spectacles avec des acteurs et des musiciens, dans la série de spectacles intitulée « Espace de l’angoisse ».
A cette époque, elle travaille également comme modèle pour des sculpteurs et cette expérience corporelle immobile est déterminante pour l’évolution de sa danse. Jean Viala précise en quoi son travail de modèle pour le fameux sculpteur japonais Churyo Sato, nous aide à comprendre sa danse : « Modèle : c’est, immobile, rentrer dans la lumière et réveiller les flux vitaux du corps tout entier pour atteindre une présence plus aiguë. Et le secret de sa danse se cache là : arriver à une densité maximum de l’être, parvenir à une intensité qui imprègne peu à peu par osmose l’espace autour d’elle. La danse de Uesugi évolue entre ces deux pôles : le poids de la vie, et cet abandon dans l’espace. Danse toute de présence, comme une respiration sereine de l’être. »