En amont du lancement du label « Djazaïr, une année de l’Algérie en France » et sur l’invitation de Régine Chopinot et de l’Action française d’action artistique (AFAA), Nacera Belaza se rend à Alger en juin 2001. Le temps d’un week-end, elle parcourt la ville et ses diverses structures culturelles, assiste à toutes les manifestations de danse afin d’établir un état des lieux de la danse contemporaine.
Le résultat de cette enquête est un constat relativement lourd. En effet, aucune formation n’existe en danse contemporaine et aucun espace ne lui est réellement dédié. Pourtant, la jeune chorégraphe ressent auprès des gens qu’elle rencontre un profond désir de danse et donc un potentiel à développer.
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Belaza, Nacera
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Paris-Alger
28 septembre 2011, par abdel -
Belaza, Nacera
27 septembre 2011, par abdelNée en 1969 à Médéa en Algérie, Nacera Belaza vit et travaille en France. Autodidacte, elle aborde la danse d’une manière « instinctive », selon ses termes. « Je n’ai pas choisi la danse, dit-elle, elle s’est imposée à moi ». Du collège à l’université, elle monte des spectacles plusieurs fois par an. Nacera Belaza qualifie les débuts de sa pratique de la danse et de la chorégraphie de clandestine, car elle la cache à ses parents, ces derniers y étant opposés. D’origine algérienne et de confession musulmane, Nacera Belaza se trouve en effet confrontée à une image de la danse vue comme un art tabou. « Dans la culture arabe, la danse reste associée à la perversion. J’essaie donc de mettre le plus de douceur possible dans mes gestes et de rester fidèle à mes convictions ». Dès lors, la jeune femme se situe au cœur d’un paradoxe, considérant sa foi comme le « déterminant essentiel de l’ensemble de sa démarche ».