Née en 1965, Nathalie Pernette se forme à la danse classique à l’académie de Yolande Marzloff
(ex-danseuse étoile de l’Opéra de Strasbourg) de 1973 à 1983. Dès 1984, elle s’engage dans la création
chorégraphique et monte ses premières pièces de groupe, affirmant ainsi très tôt un fort intérêt pour
l’écriture de la danse.
Cette activité, Nathalie Pernette la développe notamment auprès d’Andréas Schmid qu’elle rencontre au
cours de sa formation aux Rencontres internationales de danse contemporaine (RIDC), institut dirigé par
Françoise et Dominique Dupuy.
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Rivière, Enora
Articles
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Pernette, Nathalie
23 décembre 2011, par abdel -
May B
22 décembre 2011, par abdelEn 1959, Maguy Marin commence à étudier la danse classique au conservatoire de Toulouse puis se
perfectionne à Paris auprès de Nina Vyroubova. A Strasbourg où elle est engagée dans la compagnie de
ballet, elle rencontre les étudiants acteurs du Théâtre national de Strasbourg. Elle décide alors d’élargir sa
formation et intègre la toute nouvelle école Mudra créée par Maurice Béjart, dont l’enseignement mêlant
danse, voix, jeu théâtral, improvisation et rythme bouleverse tous ses repères. Avec d’autres danseurs de
Mudra, Maguy Marin crée un groupe de recherche théâtral, puis danse pendant trois années au sein du
Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart. En 1978, elle créé, avec Daniel Ambash, le Ballet théâtre de l’Arche
dont le nom n’est pas sans résonance avec la pensée de leurs projets à venir : l’arche comme pont renvoie
au désir de mettre en relation divers genres spectaculaires. « Il s’agira certes de danse, mais dans un
rapport étroit avec des formes de spectacles plus complètes, s’approchant du théâtre dramatique. »(1) La
même année, elle remporte le premier prix du Concours international de chorégraphie de Bagnolet après
avoir été lauréate en 1977 de celui de Nyon.
En 1981, le directeur de la maison de la Culture de Créteil, Jean Morloc, accueille Maguy Marin dans sa
structure. Elle y réalise alors « May B ». Ce premier accueil se prolonge en résidence jusqu’à ce qu’elle
prenne la direction en 1990 du Centre chorégraphique national de Créteil. Puis elle décide de s’installer
dans un quartier enclavé de Rillieux-la-Pape en 1998. Un nouveau centre chorégraphique dont elle prend la
direction y voit le jour et est inauguré en 2006. Parallèlement, Maguy Marin achète dès son arrivée à Lyon,
une usine désaffectée à Sainte-Foy-lès-Lyon pour en faire un lieu de création ouvert aux artistes intitulé
Ramdam et ce grâce aux droits d’auteurs dus au succès économique de « May B ». a Maison de la culture
de Créteil Jean Morloc accueille Maguy Marin dans sa structure. Elle y réalise alors « May B ». Ce premier
accueil se prolonge en résidence jusqu’à ce qu’elle prenne la direction en 1990 du Centre chorégraphique
national de Créteil. Puis elle décide de s’installer dans un quartier enclavé de Rillieux-la-Pape en 1998. Un
nouveau centre chorégraphique dont elle prend la direction y voit le jour et est inauguré en 2006.
Parallèlement, Maguy Marin achète dès son arrivée à Lyon, une usine désaffectée à Sainte-Foy-lès-Lyon
pour en faire un lieu de création ouvert aux artistes intitulé Ramdam et ce grâce aux droits d’auteurs dus au
succès de « May B ». -
Paris-Alger
28 septembre 2011, par abdelEn amont du lancement du label « Djazaïr, une année de l’Algérie en France » et sur l’invitation de Régine Chopinot et de l’Action française d’action artistique (AFAA), Nacera Belaza se rend à Alger en juin 2001. Le temps d’un week-end, elle parcourt la ville et ses diverses structures culturelles, assiste à toutes les manifestations de danse afin d’établir un état des lieux de la danse contemporaine.
Le résultat de cette enquête est un constat relativement lourd. En effet, aucune formation n’existe en danse contemporaine et aucun espace ne lui est réellement dédié. Pourtant, la jeune chorégraphe ressent auprès des gens qu’elle rencontre un profond désir de danse et donc un potentiel à développer. -
Je ne sais pas, un jour, peut-être
23 septembre 2011, par abdelAprès une collaboration artistique d’une dizaine d’années en compagnie du chorégraphe Andréas Schmid, Nathalie Pernette s’aventure seule sur les chemins de la création. Trois ans après la constitution de sa nouvelle compagnie en 2001 et la réalisation de trois pièces chorégraphiques (« Suites », en 2001, « Délicieuses », en 2002 et « Le Nid », en 2003), elle se confronte pour la première fois à l’exercice de l’autoportrait. La pièce qui en voit le jour s’intitule « Je ne sais pas, un jour, peut-être... », annonçant par la composition même de son titre une série de trois temps distincts.
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Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint Denis
27 septembre 2011, par abdelC’est à Jaque Chaurand que l’on doit la création du premier concours chorégraphique intitulé « Le Ballet pour demain » en 1969. Sa riche expérience de danseur, chorégraphe et pédagogue (et, ce notamment à l’étranger) le fait beaucoup réfléchir sur l’état de la profession en France. « Quand je suis revenu en France, après trois ans passés au Brésil où je ne m’étais pas arrêté un seul jour de danser, chorégraphier ou enseigner, j’ai été consterné de voir que la danse, en France, n’avait pas évolué d’un iota : quelques compagnies vivotaient toujours aussi mal, la danse officielle était toujours aux mains de Lifar, les rares programmateurs préféraient les grandes compagnies comme le Ballet de Monte-Carlo et les mêmes critiques pontifiaient toujours avec leurs mêmes idées très arrêtées. J’avais l’impression de visionner un vieux film. »(1) L’immobilisme dont la danse pâtit pousse l’homme d’initiative qu’est Jaque Chaurand à prendre les choses en main et à mettre en place « une machine qui allait servir de résonateur et de baromètre au développement de la "nouvelle danse" »
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Hay, Deborah
23 décembre 2011, par abdelAu-delà des ses créations, deux éléments semblent ponctuer le parcours de Deborah Hay : ses lieux de vie
marquant chaque fois une période de travail très spécifique (New-York, le Vermont et le Texas) et ses
publications affinant toujours plus sa pensée du corps en mouvement et sa position de danseuse
chorégraphe.
Née à Brooklyn en 1941, Deborah Hay se forme à la danse auprès de sa mère et de Bill Frank notamment
au sein de la Henry Street Playhouse. Elle s’installe à New York dans les années 1960 où elle poursuit sa
formation avec Mia Slavenska, John Waring et Merce Cunningham. Elle suit le cours de composition de
Robert Dunn en 1961 et présente ses premières pièces lors des concerts du Judson Dance Theater dont
elle fait partie. Deborah Hay danse dans la compagnie de James Waring avant d’intégrer celle de Merce
Cunningham en 1964 pour une tournée mondiale.
A partir de 1967, elle chorégraphie des danses de groupes avec notamment des amateurs. Elle donne des
classes gratuites dans son loft de Soho pour rassembler des danseurs qui l’aideront à tester ses concepts
chorégraphiques. Deborah Hay réalise au fil du temps que son intérêt se porte moins sur la question de la
représentation d’un groupe que sur celle de l’expérience même de constituer un groupe, du point de vue de
la relation, de ses effets de transcendance, du potentiel dialogue énergétique avec l’espace. Sa pratique du
tai-chi, dont la base repose sur la pensée taoïste, influence considérablement sa recherche qui la mène à
se détacher de plus en plus de la scène performative pour se consacrer davantage à la question de la
transmission. Elle quitte alors New York pour s’installer dans une ferme communautaire du nord du
Vermont en 1971. -
Les Hivernales d’Avignon
27 septembre 2011, par abdelLes événements de mai 1968 n’ont pas été sans répercussions dans le milieu de la danse. Il s’en est dégagé un climat d’enthousiasme, de profond désir d’expression et de création de la part des danseurs et chorégraphes de plus en plus nombreux mais pâtissant d’un réel manque de structure, de moyens et de reconnaissance. On assiste donc à une sorte d’explosion de la danse dans les années 1970, non pas en réaction aux multiples soutiens publics mais aux initiatives individuelles de personnalités telles que Jaque Chaurand par exemple à qui l’on doit la création du premier concours chorégraphique intitulé « Le Ballet pour demain » crée en 1969. Cette manifestation nommée par la suite concours de Bagnolet va permettre à l’art chorégraphique non-institutionnalisé de se professionnaliser. Dans son sillage vont se mettre en place d’autres événements dont la première Semaine de la danse en 1979 animée par Dominique Dupuy, Susan Buirge, Nana Gleason, le Théâtre du mouvement et Elsa Wolliaston. Cet événement est organisé sous l’égide de l’association Rencontres vauclusiennes d’art chorégraphique et d’expression corporelle fondée par Dominique Dupuy et un collectif de professeurs d’éducation physique du Vaucluse. Amélie Grand prend les rênes de cette association qui sera renommée « Danse et rencontre » puis « Iquatre » puis « Hivernales ».
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Rodrigues, Lia
23 décembre 2011, par abdelNée à São Paulo, Lia Rodrigues commence la danse classique à l’âge de six ans sur les conseils de son
médecin qui considère cette pratique bienfaitrice pour le corps. Dix ans plus tard, lorsqu’elle est étudiante
en histoire à l’université de São Paulo, elle prend connaissance de la production contemporaine : « c’était le
début des années 1970 (...) J’ai vécu la contestation, la révolte face au régime militaire, les mouvements
hippies... La danse contemporaine connaissait alors ses premiers bouillonnements au Brésil, elle véhiculait
une dimension subversive puisqu’elle permettait de s’exprimer par le corps alors que seul l’écrit était
censuré. » L’émulation produite par l’opposition au régime politique donne naissance à de nombreuses
compagnies indépendantes. Lia Rodrigues n’échappe pas à la tentation et crée avec des amis le Grupo
Andança en 1977 reconnu dès l’année suivante « best new company » par l’association des critiques d’art
de São Paulo. -
Incarnat
22 décembre 2011, par abdelEn 2003, la chorégraphe Lia Rodrigues s’installe avec sa compagnie dans la favela De Maré, un bidonville
de Rio de Janeiro dont la population dépasse celle de plusieurs villes brésiliennes. Un ancien atelier de
construction de bateaux donné par un commerçant au CEASM (Centre d’études et d’actions solidaires de
Maré) transformé en maison de la culture tient lieu de résidence à la compagnie. Le temps de travail est
alors bien souvent utilisé à remettre en état le hangar afin que les danseurs puissent travailler dans des
conditions acceptables. De cette expérience naît la pièce « Incarnat » en 2005, produite dans le cadre du
Festival d’automne à Paris et de l’Année du Brésil en France. -
Ce dont nous sommes faits
22 décembre 2011, par abdel« Ce dont nous sommes faits » répond à une commande faite à la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues pour la commémoration des 500 ans de la découverte du Brésil. La proposition est acceptée mais son énonciation pose rapidement problème : comment envisager cet événement comme une commémoration alors même qu’il a débuté par un génocide, la décimation des populations et cultures indigènes ? Aussi, comme pour la plupart de ses pièces, Lia Rodrigues prend le temps nécessaire pour la création (qui s’étale sur les années 1999 et 2000) et amorce son processus de travail en interrogeant la signification du terme « découvrir ».
L’autre point de départ de cette recherche est le questionnement qui anime Lia Rodrigues et son équipe, directement liées au champ artistique dans lequel ils s’inscrivent et à leur manière de s’y positionner - des interrogations autour des notions de citoyenneté, d’histoire, de mémoire, de la place et de l’intérêt de l’art du point de vue social.