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Galas 1940-1949

Faisant une grande part à la danse, les galas sont à la fois l’occasion de réunir la population dans une ambiance de fête et de célébration, d’entretenir des relations diplomatiques avec ses voisins européens ou encore de rendre hommage à des personnalités ou à des causes diverses.

Exclusivement centrée sur la scène parisienne, cette série rend notamment compte de la programmation de célèbres salles telles le théâtre des Champs-Élysées, le Palais de Chaillot, la Salle Pleyel ou encore le Théâtre national de l’Opéra. Si beaucoup de ces soirées sont organisées au bénéfice d’œuvres venant en aide aux victimes de la guerre (Secours national, Comité central d’assistance aux prisonniers de guerre, Croix-Rouge française) d’autres sont organisées à des occasions plus légères (Grande fête d’été du Ministère de la justice le 24 juin 1947, Rentrée de M. Serge Lifar au Théâtre national de l’Opéra le 2 février 1949...)

Certains de ces documents sont enrichis d’écrits sur la danse, comme par exemple le programme d’Yvette Chauviré à la Salle Pleyel, le 25 février 1944, dans lequel Jean Laurent -journaliste et critique de danse- donne sa définition de la danse (“une manifestation instinctive de la joie de vivre”) [1], ou celui de La plus belle soirée de Paris, qui propose un texte de Serge Lifar présentant les spécificités de la Suite en Blanc donnée à la Salle Pleyel le 16 novembre 1947.

Si la danse est célébrée, les artistes ne sont pas en reste. Ainsi, Guy Zucarelli dresse un portrait élogieux de Geneviève Ione et Yves Brieux dans le programme de la Soirée de danse au Théâtre national de l’Opéra (19 décembre 1941) ; on trouve également dans ce document un poème de Maurice Rostand adressé aux deux danseurs. Un hommage est rendu à Serge de Diaghilev -maître des Ballets Russes disparu quelques années plus tôt- à l’occasion d’une soirée organisée en son honneur au Théâtre des Champs-Élysées, le 7 décembre 1944. Enfin, pour célébrer le centenaire de la mort de Frédéric Chopin, le compositeur Emile Vuillermoz salue dans "Chopin et la danse" le talent de celui dont toute la musique “semble avoir été composée pour faire vibrer ce merveilleux instrument, cette harpe éolienne qu’est le corps humain” [2].


[1Cf Jean Laurent, in 1944 (25 février) - Salle Pleyel - Yvette Chauviré, danseuse étoile du Théâtre national de l’Opéra

[2Cf Emile Vuillermoz, “Chopin et la danse” in 1949 (30 mai) - Théâtre national du palais de Chaillot - A la gloire de Chopin, unique spectacle de ballets