Steve Paxton (1939) est l’un des chorégraphes les plus radicaux de la post-modern dance américaine et le fondateur du contact improvisation. Il est né à Tucson, en Arizona, où il reçoit une formation de gymnaste ; il s’initie parallèlement à la danse classique et à la technique Graham. En 1958, il s’installe à New York et suit l’enseignement de José Limon et de Merce Cunningham. Un an plus tard, il danse dans la compagnie de José Limon. Il participe aux ateliers de composition de Robert Dunn dès 1960, et fait partie de la compagnie de Merce Cunningham de 1961 à 1965.
Steve Paxton participe à l’émergence du Judson Dance Theater. Comme beaucoup de danseurs de cette époque, il s’ouvre aux dispositifs mis en place par des plasticiens et s’en inspire pour créer ses pièces. Il se donne pour enjeu de faire perdre ses habitudes au public. Cette volonté de ne jamais s’enfermer dans une routine est constante chez lui, que ce soit au niveau de la création artistique ou des pratiques corporelles
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Pionniers modernes et postmodernes
Articles
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Steve Paxton
11 octobre 2011, par abdel -
Visages de femmes
22 décembre 2011, par abdelPendant la guerre d’Algérie, en 1960, une campagne photographique est initiée par les autorités françaises dans un village au sud d’Alger afin de fournir à toutes les populations une carte d’identité en règle. Marc Garanger, photographe de profession et membre du contingent, est désigné pour accomplir cette mission. « Véritable "photomaton humain", [Marc Garanger] voit défiler devant lui plus de mille visages, dont une grande partie de femmes, des femmes qui se dévoilent pour la première fois devant un appareil photographique, devant un homme étranger à leur famille, devant un étranger, un soldat, un ennemi. » La mission se heurte à la volonté de ces femmes qui retournent au photographe la violence subie : « Devant cette sorte de viol, les visages sont identiques : austères, dignes, figés, le regard absent. »
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Andrews, Jerome
21 décembre 2011, par abdelDans « Jerome Andrews, Forwards and Backwards », l’interview filmée quelques mois avant sa mort par Nicole et Norbert Corsino, Jerome Andrews raconte, non sans un certain lyrisme, l’incident qui lui fit clairement apparaître sa vocation : « Une nuit, je crois que c’était probablement la pleine lune, j’avais douze ans et j’ai rêvé. Je suis sorti dans le jardin et j’ai commencé à danser et à réaliser mon corps dans l’extase de l’animal.... C’était le début. [...] C’est toujours cette fabuleuse image de mon être dansant dans le jardin avec les orangers et les odeurs de la nuit qui m’a fait danser depuis. »
Né en septembre 1908 à Plaistow - New Hampshire - d’un père menuisier, le jeune Jerome Andrews est éveillé à diverses pratiques artistiques avant de s’orienter assez tôt vers la danse : « Il était prévu entre mon père et ma mère que leurs enfants auraient une éducation dans tous les domaines artistiques. Elle [ma mère] ne comprenait rien à ce que je faisais en danse mais elle était d’accord parce que c’était mon choix. »(2) Dès lors, Jerome Andrews s’inscrit à la Cornish School de Seattle où il obtient une bourse et où il suit un enseignement principalement constitué de danse classique, fancy dancing et danse de salon. -
Epithalame
22 décembre 2011, par abdelFormé à l’école du Royal Ballet de Londres, Deryk Mendel danse avec Roland Petit avant de collaborer aux Ballets modernes de Paris (BMP) de Françoise et Dominique Dupuy. Il assure la direction artistique et technique de la compagnie et crée pour elle des oeuvres chorégraphiques comme « Clarté d’ombres » ou « Apprendre à marcher », sur un livret d’Eugène Ionesco. En 1957, il crée « Epithalame », une pièce pour sept danseurs, dont Françoise et Dominique Dupuy.
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Cercle dans tous ses états (Le)
22 septembre 2011, par abdelA l’occasion de la première édition des Hivernales d’Avignon en 1979 et en réponse à une commande
d’Amélie Grand, alors directrice artistique du festival, Dominique Dupuy crée « Le Cercle dans tous ses
états ».
Cette création enchaîne les variations autour du cercle, découpées en six solos successifs lors desquels
différents objets sont vidés de leur fonction d’usage pour permettre au chorégraphe-interprète d’aborder ce
qui relève du cercle ou de la sphère : ainsi un panier-couffin, un escalier circulaire à trois niveaux, un
parachute, un gibus, une amphore, un tonneau etc... Le cercle est présent tant au niveau de la danse que
du décor, réalisé par Marcel Robelin, tandis que l’environnement sonore de Denis Dufour enveloppe le
spectateur. « A la fois le fond et la forme, le cercle est partout présent - tant au niveau de la danse que
dans le décor. Le danseur instaure avec lui - et c’est la base de l’argument - tout un tissu de relations qui
s’échelonnent de l’approche extérieure à la fusion concrète. En six tableaux, Dupuy propose aux
spectateurs de découvrir un univers différent dans lequel les choses sont dépouillées de leur sens habituel
[...]. Il prend "à corps" son matériel (cercles en bois, escaliers, couffin, vêtement, sol) et entame avec lui un
échange d’une qualité rare. »(1)
Dans les différents tableaux du spectacle, Dominique Dupuy endosse les rôles qui lui sont suggérés par
ses partenaires-objets successifs, intégrant ainsi leur influence dans une dynamique d’échange : «
Epousant la rondeur du couffin, faisant oublier les contraintes du bois en le rendant vivant, transformant
une jupe en instrument de musique qui claque comme un fouet aux clochettes multiples, [Dominique
Dupuy] permet l’alliance entre matières nobles et lui-même, sans qu’aucun ne soit réduit à l’état d’ "objet".
Le dernier tableau rejoint le premier, finissant ainsi le cercle que dessinait le spectacle. »(2)
Cette série de solos sera également présentée la même année, en 1979, au Théâtre de Lenche, à
Marseille. -
Ballets modernes de paris
21 décembre 2011, par abdelAprès des débuts en duo puis des collaborations avec d’autres danseurs sous le label « Françoise et Dominique et leur compagnie », Françoise et Dominique Dupuy décident de créer une compagnie. Les Ballets modernes de Paris (BMP) font ainsi leur première apparition publique en août 1955 au Festival international de la danse d’Aix-les-Bains.
La nouvelle compagnie se nomme « les Ballets modernes de Paris » car, comme Françoise et Dominique Dupuy l’expliquent eux-mêmes : « "Ballet" est, à l’époque, le terme employé en France pour toute compagnie de danse, de quelque obédience qu’elle soit. [...] "Moderne" est le qualificatif qui désigne la danse que nous pratiquons. Aujourd’hui, on dirait "contemporaine". Paris est le siège de notre studio, découvert en 1954. Sis au 104, boulevard de Clichy, il abrite la compagnie et l’école. »
En 1979, après vingt-quatre ans de collaboration au sein des Ballets modernes de Paris, Françoise et Dominique Dupuy décident de dissoudre la compagnie, sans toutefois cesser leurs activités : « La fin de la compagnie n’est pas un renoncement mais le début d’une nouvelle étape. » s’élabore dans le cadre d’un atelier.Installée à Paris l’année suivante, Jacqueline Robinson reconstituera en 1950 le studio de Nottingham dans son appartement de la rue de Constantinople, obéissant à la même conception artisanale de la danse.
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Vanités en leur enclos
22 décembre 2011, par abdelEn 2003, âgés de plus de soixante-dix ans et après plus de cinquante ans de carrière, Françoise et Dominique Dupuy créent une nouvelle pièce, « Vanités en leur enclos », dans le cadre de la Biennale de danse du Val-de-Marne. Cette pièce, dans laquelle ils sont également interprètes, voit le jour après que Françoise et Dominique Dupuy ont participé en 1999 à « La Danse du temps » de Régine Chopinot, et présenté une de leurs dernières créations, « Faits d’artifice », en 2001 avec le Ballet Atlantique.
Comme « Faits d’artifice » en 2001, « Vanités en leur enclos » est signée conjointement par Françoise et Dominique Dupuy. Ils renouent ainsi avec leur collaboration artistique et leur complicité d’interprètes alors qu’ils n’avaient pas chorégraphié ensemble depuis les années 1970.
La pièce est un quatuor formé du duo complice de Françoise et Dominique Dupuy et de deux jeunes danseurs, Paola Piccolo et Wù Zheng, qui sont également tous deux chorégraphes. Wù Zheng, issu de la danse traditionnelle chinoise et de la danse classique, se forme au Centre national de danse contemporaine d’Angers (CNDC) et est interprète de la compagnie Montalvo-Hervieu. Paola Piccolo s’est formée aux Rencontres internationales de danse contemporaine (RIDC) et est interprète pour différents chorégraphes (Martin Kravitz, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Lena Josefson, Sidonie Rochon...) -
Dernier Spectacle (Le)
23 septembre 2011, par abdelCréé en 1998, « Le Dernier Spectacle » déjoue les codes qui régissent et fondent la représentation. Dès la première séquence, un interprète entre en scène habillé de manière ordinaire et déclare au public : « Je suis Jérôme Bel ». Puis, un autre interprète en tenue de sport et muni d’une raquette annonce : « I am André Agassi », avant de frapper quelques balles contre le mur du fond de scène. Ensuite, un interprète en costume d’époque se présente : « I am Hamlet ». Enfin, une danseuse affublée d’une perruque blonde et d’une robe blanche entre en scène et dit : « Ich bin Suzanne Linke » avant d’entamer un solo de danse. Ces quatre figures représentent une « savoureuse dissertation sur les différentes dimensions du spectacle aujourd’hui ».
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Rainer, Yvonne
22 décembre 2011, par abdelYvonne Rainer, danseuse, chorégraphe et cinéaste, est née en 1934 en Californie, à San Francisco. Figure emblématique de la post-modern dance américaine, elle s’attache à faire émerger une nouvelle image du danseur, en rejetant la virtuosité et l’expressivité du corps. Elle participe aux collectifs The Judson Dance Theater et The Grand Union avant de se consacrer au cinéma expérimental en 1972.
Voulant d’abord être comédienne, Yvonne Rainer vient à New York en 1956. Mariée au peintre expressionniste abstrait Al Held, elle côtoie le milieu des plasticiens et rencontre notamment Robert Morris, Robert Rauschenberg et Alex Hay. En 1957, elle prend ses premiers cours de danse, avec Edith Stephen, elle a vingt-trois ans. En 1959, elle suit l’enseignement de Martha Graham et de Merce Cunningham, elle se forme également en technique classique et décide de se consacrer à la danse. En 1960, elle participe à un atelier dirigé par Anna Halprin en Californie, et, de retour à New York, suit le cours de composition de Robert Dunn. Ces deux propositions l’ouvrent à des pratiques décisives pour son approche de la chorégraphie. Anna Halprin insiste sur la notion de tâche et sur l’attention portée à l’action en train de s’effectuer. Robert Dunn s’attache à la structuration de la danse à partir d’une donnée simple ou de procédés aléatoires.
Simone Forti, Steve Paxton, Trisha Brown, David Gordon et Deborah Hay participent également aux ateliers de Robert Dunn. Ces danseurs, qui ont entre vingt et vingt-cinq ans, s’immergent dans l’avant-garde artistique new-yorkaise de l’époque et, à l’initiative de Robert Dunn, présentent certaines des pièces qu’ils ont élaborées au cours des ateliers de composition. C’est le fameux concert de danse qui a lieu le 6 juillet 1962 à la Judson Memorial Church. Dans ces années, Yvonne Rainer est également interprète, notamment pour Simone Forti, James Waring, Aileen Passlof. -
Robinson, Jacqueline
22 décembre 2011, par abdelJacqueline Robinson a contribué, avec Françoise et Dominique Dupuy, Karin Waehner et Jerome Andrews au développement de la danse moderne en France. Fondatrice de l’Atelier de la danse, elle a également joué un rôle considérable en matière d’enseignement de la danse.
Née à Londres en 1922, Jacqueline Robinson suit d’abord une formation de pianiste avant de choisir, dans les années 1940, de se consacrer à la danse auprès d’une disciple de Mary Wigman. Installée à Paris en 1949, elle fonde le cadre de ce qui deviendra l’Atelier de la danse en 1955, qui dispense un enseignement amateur et professionnel complet autour de la danse d’expression. Elle participe activement à la reconnaissance de la danse moderne et milite en sa faveur, formant avec Jerome Andrews et Karin Waehner, un groupe de pionniers.
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