Fragment chorégraphique exécuté par deux interprètes, le pas de deux s’est imposé au fil du temps comme
l’un des moments caractéristiques du ballet classique, particulièrement attendu des balletomanes.
Depuis le XVIIe siècle, les spectacles dansés comprennent des séquences exécutées par deux interprètes,
hommes, femmes ou couple. Elles sont qualifiées d’« entrées à deux » jusqu’au XVIIIe siècle. Au XIXe
siècle, avec l’avènement du ballet romantique, le pas de deux réunissant un homme et une femme connaît
un développement spectaculaire alors qu’il devient synonyme de chant d’amour. Au XXe siècle, il se
métamorphose tant dans sa conception que dans sa fonction, au point que les chorégraphes
contemporains préfèrent souvent à l’expression « pas de deux » - qui renvoie plutôt aux formes classique et
néoclassique - le terme de « duo ».
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Lecomte, Nathalie
Articles
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Pas de deux
23 décembre 2011, par abdel -
Sylvia et ses versions
29 novembre 2011, par abdelCréé le 14 juin 1876 dans la nouvelle salle de Charles Garnier, le ballet « Sylvia », signé par Louis Mérante, est représenté 51 fois jusqu’en juillet 1884. Le 15 octobre 1881, l’acte I y est donné en extrait à l’occasion du Festival de l’électricité.
Le ballet est remonté le 17 juin 1892, à l’attention de Rosita Mauri qui succède à Rita Sangalli dans le rôle-titre. Il n’est donné que 7 fois jusqu’au 4 janvier 1893. Mais l’incendie des décors de l’Opéra en 1894, dont ceux de « Sylvia », (…) -
Fêtes Galantes
30 septembre 2011, par abdelBéatrice Massin fonde la compagnie Fêtes galantes à la fin de l’année 1993. Elle le fait en suivant le conseil de Francine Lancelot, au moment où la compagnie Ris et Danceries cesse la production et la diffusion de ses spectacles.
Dans un esprit de filiation, Béatrice Massin manifeste le même désir d’approfondir et de faire connaître les multiples aspects de la danse dite baroque. Pour cela, elle fait alors appel à certains des danseurs professionnels formés au style de la « Belle Danse » française par Francine Lancelot.
Béatrice Massin explique : « J’ai cherché un nom qui sonne baroque mais qui ait une filiation vers des oeuvres qui nous sont plus proches. » C’est pourquoi elle baptise sa compagnie en se référant aux titres de tableaux de Jean Antoine Watteau qui inspirèrent à Paul Verlaine ses poèmes « Fêtes galantes », lesquels furent ensuite mis en musique par Claude Debussy et Gabriel Fauré. -
Nuit vénitienne (La)
30 décembre 2011, par abdelPremière pièce chorégraphiée par Lycette Darsonval qui en incarne le principal rôle féminin, « La Nuit vénitienne » est créée et représentée lors de galas où la ballerine se produit en vedette. La ballet est ensuite inscrit au répertoire de l’Opéra de Paris où il est représenté neuf fois jusqu’au 12 août 1939...
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Combat
29 décembre 2011, par abdel« Combat » est créé lors d’une tournée de la compagnie de Lycette Darsonval à Genève, dans le cadre d’un programme intitulé « Les ballets classiques à l’Opéra », variante de « Trois Siècles de danse à l’Opéra de Paris ». S’appuyant sur la partition de Rafaello de Banfield, que William Dollar avait déjà chorégraphié en 1950 sous le titre « The Duel », Lycette Darsonval évoque l’épisode de l’affrontement entre Tancrède et Clorinde, emprunté à la « Jérusalem délivrée » du poète italien Le (…)
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Van Goethem, Charlotte
23 août 2011, par abdelNée à Paris le 18 juillet 1870, Louise-Joséphine Van Goethem est la troisième fille d’un tailleur et d’une blanchisseuse d’origine bruxelloise. Ses soeurs aînées la précèdent à l’Opéra de Paris : Antoinette y est figurante de la danse à la fin des années 1870 et Marie-Geneviève (dite Marie), engagée comme quadrille
en 1880 dans le corps de ballet en est révoquée en 1882. C’est sous le nom de Charlotte Van Goethem (souvent orthographié Van Goethen) que Louis Joséphine réalise quant à elle (…) -
Appartement
23 décembre 2011, par abdelA la fin du XVIIe siècle, le mot « appartement » désigne l’ensemble des réceptions offertes certains soirs, à
partir de 1682, par Louis XIV dans ses Grands Appartements du château de Versailles. En effet, d’octobre
à Pâques, trois fois par semaine, de 18 heures à 22 heures, les salons d’apparat accueillent les courtisans,
conviés à partager divers plaisirs avec la famille royale.
Comme le définit clairement Antoine Furetière dans son « Dictionnaire universel » en 1690, l’appartement
consiste en « une fête ou une réjouissance que le Roi [donne] à toute sa cour dans ses appartements
superbement meublés et éclairés, avec musique, bal, danse, collation, jeu et autres divertissements
magnifiques ».
Le terme s’impose aussi rapidement, par extension, pour désigner ce même type de soirée lorsque la cour
séjourne à Fontainebleau et à Chambord. L’emploi du mot « appartement » cependant décline, dans les
années 1710, au profit de celui de « jeu ». -
Darsonval, Lycette
30 décembre 2011, par abdelAlice Perron naît à Coutances le 12 février 1912. Sa famille, qui s’installe bientôt à Paris, n’a aucun lien avec le milieu artistique. Son père est tailleur, sa mère culottière. L’anecdote - qu’elle se plaît à raconter tout au long de sa carrière - veut qu’elle ait été remarquée, alors qu’elle dansait pour son plaisir sur la butte Montmartre, par une amie de Cléo de Mérode et de Camille Bos qui conseille vivement à sa mère de l’envoyer à l’école de danse de l’Opéra. Agée de douze ans, elle passe l’examen d’entrée devant les maîtres de ballet Albert Aveline et Léo Staats et, bien qu’elle n’ait jamais fait de danse classique, elle est admise. Inscrite en 1925 sous le nom de son beau-père, Leplat, elle débute une longue et cahotique carrière au sein de la prestigieuse institution.
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Petite Danseuse de Degas (La)
22 décembre 2011, par abdelEn 1997, à l’occasion de la restauration de la statue « La Petite Danseuse de quatorze ans » d’Edgar
Degas, l’atelier de couture de l’Opéra de Paris fut chargé par le Musée d’Orsay de la réfection du tutu qui
habillait la sculpture. Les recherches entreprises alors par Martine Kahane pour mener à bien cette mission
la poussèrent à s’interroger sur l’identité du modèle et par-delà, sur son histoire familiale. Les fruits de sa
minutieuse enquête furent publiés à l’automne 1998 dans la revue du Musée d’Orsay. A la lecture de cet
article, Brigitte Lefèvre, directrice de la danse à l’Opéra, eut l’idée d’en tirer un argument de ballet et en
passa la commande à Patrice Bart et Martine Kahane. La vie des soeurs Van Goethem constitua ainsi le
point de départ d’une création qui, plus largement, se voulait comme un double hommage à la danse
classique et au palais Garnier. -
Eclat des muses
30 septembre 2011, par abdelEn 1983, Christine Bayle quitte la compagnie Ris et danceries pour créer son propre ensemble de musique et de danse anciennes qu’elle baptise : L’éclat des muses. Il s’agit, dans l’esprit de sa fondatrice, de réunir musiciens et danseurs autour d’un projet destiné à poursuivre la recherche tant dans le domaine musical que chorégraphique et à « allier les arts des XVIe au XVIIIe siècles au spectacle vivant d’aujourd’hui. ».
Première des disciples de Francine Lancelot à former sa propre compagnie de danse baroque, Christine Bayle ouvre la voie à Marie-Geneviève Massé (compagnie L’éventail) et Béatrice Massin (compagnie Fêtes galantes). Elle anime avec passion L’éclat des muses et contribue depuis 1983 à la découverte et au rayonnement d’une part oubliée du patrimoine musical et chorégraphique européen.
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